Une arnaque de type Ponzi a émergé, causant la perte de 106 millions d'euros

Environ 490 investisseurs réclament des comptes après avoir vu leurs 106 millions d’euros investis dans la société Émeraude Friends disparaître. Ils redoutent d’avoir été piégés par un prétendu « système de Ponzi », tandis que le gérant, qui se défend d’une escroquerie, fait face à une plainte pour fraudes diverses. Le parquet de Saint-Malo a transféré l’affaire au procureur de Paris pour enquête.

Une arnaque de type Ponzi a émergé, causant la perte de 106 millions d’euros

  • 490 investisseurs ont perdu 106 millions d'euros dans Émeraude Friends.
  • Des investisseurs craignent d'avoir été victimes d'un système de Ponzi et ont déposé plainte.
  • Émeraude Friends a promis des rendements allant jusqu'à 27% depuis 2008 mais n'a versé aucun intérêt récemment.
  • Le gérant se défend d'escroquerie mais a été accusé de blanchiment et d'autres fraudes.

Des investisseurs inquiets réclament des explications

Près de 490 associés s’inquiètent après avoir investi ensemble une somme totale atteignant 106 millions d’euros dans la société Émeraude Friends, dirigée par un homme domicilié à Saint-Briac-sur-Mer. Ces investisseurs craignent fortement d’avoir été victimes d’un système de Ponzi, une méthode frauduleuse exposée lors du scandale financier autour de Bernard Madoff. L’association représentant ces investisseurs, conduite par l’avocate Fanny Colin, a déposé une plainte pour « faux, usage de faux, escroquerie et blanchiment aggravé » contre le gérant.

Des promesses alléchantes non tenues depuis 2008

Créée en 2008, la société civile Émeraude Friends avait commencé à lever des fonds auprès d’un cercle restreint en promettant des rendements exceptionnels allant jusqu’à 27%. Au fil du temps, les taux offerts aux investisseurs ont oscillé entre 15%, 20% et 22%, maintenant ainsi l’intérêt autour du projet. Cependant, en cette année particulière, aucun intérêt n’a été versé depuis plusieurs mois aux nombreux associés qui incluent avocats et chefs d’entreprise.

Un gérant accusé mais se disant lui-même victime

Le gérant a tenté d’expliquer sa situation après une période pendant laquelle il a ignoré ses associés et leur a finalement présenté des excuses dans une lettre écrite. Dans ce courrier, il raconte qu’après la création d’Émeraude Friends, il aurait été approché par un courtier basé au Luxembourg avec une offre attrayante qu’il aurait acceptée suite à un « divorce conflictuel ». Malgré cela, lorsque sa tentative de fermer son entreprise échoue et que les fonds disparaissent mystérieusement, il déclare que toutes ses preuves auraient également disparu dans des circonstances étranges.

Il souligne : « J’ai apporté et j’apporterai tout mon concours à la police ou à la gendarmerie… je veux vous assurer dès à présent que je n’ai pas détourné le moindre euro d’Émeraude Friends », selon sa lettre.

L’avocat du gérant confirme qu’il a également porté plainte pour dénoncer une escroquerie dont il dit être victime.

Une expertise sceptique sur les défense du gérant

Malgré les justifications avancées par le dirigeant, Me Fanny Colin reste convaincue que ces explications « ne tiennent pas » face à l’ampleur des accusations portées contre lui. Elle affirme : « on est face à un Ponzi chimiquement pur », définissant clairement les risques liés aux schémas pyramidaux où les gains sont payés grâce aux investissements récents plutôt qu’à un profit réel généré.

La situation continue donc de susciter l’inquiétude parmi les membres concernés alors que le cadre juridique sera scruté avec attention pour mieux comprendre si cet investissement était véritablement fondamental ou seulement le dernier coup monté dans un système désormais tragiquement familier.

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