Coup de cœur du Festival de Cannes : « Sirât » d’Oliver Laxe
Le Festival de Cannes met à l’honneur le film « Sirât », dirigé par Oliver Laxe. Ce drame existentiel, porté par un jeu poignant de Sergi Lopez, explore la quête désespérée d’un père à la recherche de sa fille disparue dans le désert.
Une approche atypique pour un personnage complexe
Sergi Lopez, évoquant son entrée dans ce projet cinématographique, a expliqué : « Il m’a envoyé le scénario par courrier postal. […] C’est beaucoup plus difficile d’expliquer que de ressentir. Il y avait quelque chose d’inattendu, de puissant, de douloureux ». Il a également souligné que jouer cette douleur était un défi : « C’est une douleur impossible à jouer (son personnage cherche sa fille disparue NDR) ». Cette intensité émotionnelle se conjugue avec une exploration des mondes des raves qu’il décrit comme étant aussi engagés qu’organisés.

Un tournage éprouvant mais enrichissant
Le tournage s’est déroulé dans des conditions difficiles sous une tempête de sable. López riait en précisant : « Ça s’est déroulé dans une tempête de sable (rires) ». Malgré ces défis, il reconnait avoir trouvé cette expérience gratifiante : « Nous avons essayé d’alimenter ça ». Son interaction avec le jeune acteur Bruno, qui joue Esteban, a été teintée de tendresse : « Ensemble, dans le film, nous ne cherchons pas seulement ma fille mais aussi sa sœur ». Ils ont tous deux construit leur relation au fil du récit.
L’exploration des émotions profondes
Première projection émergente à Cannes
Lors de la première projection publique à Cannes, l’acteur note qu’il ressentait un lien particulier avec le public pendant le visionnage : « J’avais eu la chance […], mais c’est la première fois que j’étais en communion avec le public et la salle ». Il ajoute que l’interaction entre musique et images durant certaines scènes était particulièrement puissante et immersive : « Ça devient onirique, ça devient étrange ».
Avec sa portée émotionnelle et ses thèmes profonds liés à la parentalité et au chagrin, « Sirât » promet d’engendrer réflexions et discussions bien au-delà du Festival. Ce film invite chacun à considérer les défis contemporains auxquels font face ceux qui tentent désespérément encore après tout prodiguer amour et espoir.