Bénabar, qui fête près de trente ans de carrière, se confie à l’occasion de la diffusion sur France 4, ce mercredi 28 octobre 2026 à 21h, de son concert donné à l’Olympia. Le spectacle, donné le 29 avril, mêle titres anciens et récents, un duo avec Pascal Obispo et des chansons nourries de sa vie de père.

Bénabar revient sur ses 25 ans de carrière et son public
Interrogé par Télé-Loisirs sur son retour dans la salle parisienne, il assure que l’émotion est toujours là, « parce qu’on ne s’y fait jamais ». À l’Olympia, « il y a un petit frisson supplémentaire », car le lieu est « tellement chargé d’histoire ». Monter sur cette scène n’est jamais, pour lui, « une formalité ».
Après plus de 25 ans de carrière, peut-on encore surprendre son public ? Il veut le croire, puisque celui-ci évolue avec lui, « en tout cas je l’espère ». Pour le chanteur, « ce n’est jamais gagné », et c’est « très bien comme ça » : il revient à chaque fois à l’artiste de mériter l’attention des spectateurs.
Le concert fait une large place à Reprise des négociations, qui fête ses vingt ans. Bénabar évoque ce disque avec « tendresse » et gratitude, car c’est grâce au public qu’il peut continuer à donner des concerts. Cet album a permis cette rencontre et fait avancer sa carrière. Tous ses albums comptent autant pour lui, mais celui-ci a, selon lui, une importance « médiatique » plus forte.
Un duo avec Pascal Obispo, « C’est un ami proche »
Le duo sur Reste-t-il du bonheur est l’un des moments forts de la soirée. Pascal Obispo, qu’il décrit comme « un ami proche », lui a proposé deux chansons, et Bénabar a retenu celle-ci, dont le texte est signé Pierre Burgaud. Les voix ont été enregistrées en deux heures. Le clip, tourné avec des enfants « tout surexcités », s’est fait, dit-il, « le plus simplement du monde, sans avocat ni stratégie marketing ».
À la question de savoir s’il a la réponse à ce titre, il répond sans hésiter : « J’en suis convaincu ». Se disant « très cyclothymique », il alterne « grosses descentes » et « moments de fort bonheur ». C’est pourquoi le clip montre des enfants en train de rire.
Son goût pour l’ordinaire, qui traverse tout son répertoire, s’exprime dans une formule : « C’est vrai que je trouve ça plus intéressant de parler d’une histoire d’amour à travers une brosse à dents qu’à travers un cheval qui court au ralenti ou un coucher de soleil ». Partir d’un détail pour aller vers quelque chose d’universel est, selon lui, « vachement excitant et ludique » pour un auteur.
Des chansons inspirées par ses enfants
Ses enfants occupent une place à part dans son écriture. Elles dansent est inspirée par sa fille, et il ne se lasse pas de ces « créatures » : « C’est tellement inspirant les gosses ». Ses enfants, qui se retrouvent « à gauche à droite » dans ses chansons, prennent cela avec tendresse et recul. Il plaisante : ils « auront raison de me réclamer des droits d’auteur », car ils ont beaucoup participé à l’écriture.
Il dit se méfier des chansons dites « engagées », qu’il juge souvent « donneuses de leçons ». Il évoque aussi les morceaux restés au fond d’un tiroir, dont le sujet lui semblait important mais qui perdaient « de leur jus » une fois traités. Quant à l’écriture, il ne s’arrête pas là : il vient de travailler sur des films et écrit actuellement une pièce de théâtre.