La Grande-Bretagne se réorganise pour l'ère de l'énergie propre

Depuis plus de 30 ans, John Pettigrew a vu l’industrie électrique se transformer. Il a commencé sa carrière en 1991 en intégrant des centrales électriques au gaz naturel pour remplacer les centrales au charbon. En tant que directeur général de National Grid, il est actuellement engagé dans un nouveau passage vers une économie électrifiée basée sur des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire.

La Grande-Bretagne se réorganise pour l’ère de l’énergie propre

  • John Pettigrew a vu l'industrie électrique se transformer depuis 30 ans.
  • Il supervise la construction d'un tunnel sous Londres pour moderniser l'infrastructure électrique.
  • Le gouvernement britannique vise 95% d'électricité propre d'ici 2030.
  • La transition énergétique nécessite des investissements importants et une construction accélérée.

Une infrastructure à moderniser

M. Pettigrew explique : « En effet, ce que nous faisons, c’est reconfigurer l’ensemble du réseau ». Dans cette optique, il supervise la construction d’un tunnel de 20 miles sous Londres pour installer des câbles destinés à répondre aux besoins croissants en électricité. Ce projet coûte environ 1 milliard de livres sterling (environ 1,3 milliard d’euros) et vise à alimenter efficacement bureaux et résidences.

Le gouvernement britannique, dirigé par le Parti travailliste sous Keir Starmer depuis juillet dernier, accorde une importance particulière au système électrique en tant qu’outil crucial pour atteindre ses objectifs politiques et économiques.

Objectifs ambitieux pour 2030

Le gouvernement prévoit que 95% de l’électricité proviendra de sources « propres » telles que le vent et le nucléaire d’ici la fin de la décennie, contre environ 60% aujourd’hui. En parallèle, la demande énergétique est attendue pour augmenter significativement.

Dieter Helm, professeur à l’Université d’Oxford, note : « Nous n’avons pas commencé à réfléchir sérieusement à nos infrastructures essentielles pour la résilience économique dans un monde numérique ».

Pour adapter le réseau aux défis futurs estimés coût totalisant près de 40 milliards de livres sterling par an entre 2025 et 2030, National Grid a demandé l’autorisation aux régulateurs pour dépenser jusqu’à 35 milliards de livres sur cinq ans.

Difficultés anticipées

Les experts soulignent également qu’une transition réussie dépendra d’une accélération sans précédent du rythme actuel des constructions. Edgar Goddard commente : « Je pense qu’il y a une grande question sur comment ils peuvent construire assez rapidement toutes ces nouvelles infrastructures tout en maintenant les mêmes normes ».

La demande croissante comprend un besoin accru d’énergies renouvelables provenant notamment des parcs éoliens géants en mer du Nord. Cependant, cela présente divers défis continentaux qui nécessitent davantage attention.

Alice Delahunty mentionne lors d’une audience parlementaire : « Les demandes évolutives posent interrogations quant à notre système exigeant repensage minutieux » ; interviennent également des critiques concernant les sources variables comme le vent ou la solarité créant ainsi une volatilité nouvelle dans le réseau électrique existant.

Perspectives futures incertaines

Le chemin devant réaliser ces ambitions vertes paraît donc hésitant face aux nombreux défis logistiques auxquels sont confrontés les projets liés aux infrastructures énergétaires – dont certains impliquent trois fois plus pour atteindre les objectifs fixés.

John Pettigrew conclut avec insistance : « La façon dont je le décrirais est que tout le monde doit jouer parfaitement au cours des cinq prochaines années ».