Le juge Yvonne Gonzalez Rogers a accusé un responsable financier d’Apple, Alex Roman, de parjure concernant les frais de commission de 27% sur l’App Store. Cette révélation intervient dans le cadre d’une longue bataille juridique entre Apple et Epic Games, alimentant les tensions sur la réglementation des plateformes numériques.
Accusations de mensonge
La décision du juge Rogers indique que Apple a non seulement violé une injonction datant de 2021 pour modifier ses règles anti-« steering », mais que le vice-président Alex Roman a menti sous serment. Selon Rogers, Roman a maintenu une fausse conviction selon laquelle certaines discussions internes sur les frais étaient fondées alors que ce n’était pas le cas. « En contraste frappant avec le témoignage initial de la cour d’Apple, les documents commerciaux contemporains révèlent qu’Apple savait exactement ce qu’il faisait », souligne-t-elle.

Réunion secrète révélée
Le juge accuse également Apple d’avoir dissimulé l’existence d’une réunion en juin 2023 impliquant son PDG Tim Cook et Phil Schiller, un autre dirigeant clé. Cette réunion se rapportait à une ordonnance antérieure du tribunal et aurait été cachée jusqu’en 2025. La décision de Cook pourrait avoir été influencée par des conseils privilégiés qui ont été ignorés dans des circonstances problématiques.
Conséquences potentielles
Rogers conclut que ces acteurs ont choisi délibérément « d’adopter les mensonges et les fausses déclarations ». Elle renvoie maintenant l’affaire aux autorités judiciaires américaines pour examiner la possibilité d’une procédure pour mépris contre Roman ou Apple. Parallèlement, cette affaire vient alourdir un tableau déjà délicat pour Apple qui est en cours d’appel.
Tim Sweeney, le PDG d’Epic Games, a commenté la situation sur les réseaux sociaux en évoquant une « victoire ». Dans sa réponse officielle, Apple exprime son profond désaccord avec cette décision mais insiste sur son intention de respecter l’ordonnance tout en procédant à appel.
Alors que Tim Cook se prépare à affronter analystes et investisseurs lors de la conférence téléphonique des résultats du deuxième trimestre, il est probable que ces préoccupations soient au centre des discussions à venir concernant la gestion réglementaire des grandes entreprises technologiques.