La campagne de marketing viral du meilleur film de la saga Planet of the Apes : pourquoi elle serait impossible aujourd'hui

Chapô : Plus de 10 ans après sa sortie, Dawn of the Planet of the Apes est toujours largement considéré comme le meilleur épisode de la saga Planet of the Apes. Ce film explore un monde ravagé par une épidémie, où les humains luttent pour leur survie face à des singes devenus dominants. Il souligne également l’habileté du marketing viral de 20th Century Fox à l’époque, bien qu’un tel dispositif serait aujourd’hui inapproprié en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.

  • Dawn of the Planet of the Apes est considéré comme le meilleur épisode de la saga.
  • Le film se déroule après une épidémie qui a décimé la population humaine.
  • Un site web sur la grippe simienne a été créé pour préparer le public, mais est obsolète aujourd'hui.
  • Une approche promotionnelle axée sur les défis conflictuels serait plus appropriée aujourd'hui.

La campagne de marketing viral du meilleur film de la saga Planet of the Apes : pourquoi elle serait impossible aujourd’hui

Dawn of the Planet of the Apes retrace une société post-apocalyptique

Dawn of the Planet of the Apes, sorti en 2014, continue d’être célébré comme un chapitre incontournable de la franchise Planet of the Apes. Le film se déroule dans un contexte apocalyptique, après que la grippe simienne a décimé une grande partie de la population humaine. Dans cette lutte pour la survie, le personnage principal Caesar cherche à établir une paix fragile avec les derniers humains tout en gérant les tensions croissantes avec Koba, un autre singe qui désire lutter contre les hommes.

Le film aborde comment ces événements ont transformé le paysage social et met en scène des conflits entre différentes factions tant chez les singes que chez les hommes.

Le site Web sur la grippe simienne a captivé l’audience

À plusieurs mois de sa sortie, en juillet 2013, 20th Century Fox a créé un site internet dédié à la grippe simienne afin de préparer le public au film. Cette initiative était un chef-d’œuvre du marketing viral. Le site s’apparentait aux pages d’organisations sanitaires et fournissait une abondance d’informations fictives sur cette maladie imaginaire.

Ce portail élaborait une chronologie détaillée des événements fictifs allant du premier cas enregistré en 2011 au rapport sur des millions de morts en Russie en 2020. Les utilisateurs pouvaient aussi y trouver divers conseils médicaux ainsi qu’une simulation d’interaction sociale autour de cette crise sanitaire.

Les parallèles avec le coronavirus rendent ce type de marketing obsolète

Aujourd’hui, il est évident que ce type d’initiative ne fonctionnerait pas dans le climat actuel marqué par la pandémie de coronavirus. Le contenu du site aurait pu facilement être confondu avec celui consacré au coronavirus, provoquant ainsi des incompréhensions parmi le public.

La comparaison entre les conseils fournis par OSHA (l’organisation fictive présente sur le site) et ceux prodigués durant la crise sanitaire mondiale rappelle trop douloureusement l’expérience vécue par beaucoup pendant ces années difficiles. Les recommandations concernant masques et distanciation pourraient générer une panique inutile plutôt qu’un simple engouement pour un film.

Un changement nécessaire dans l’approche promotionnelle pour les futurs épisodes

Bien que la grippe simienne demeure inhérente à l’univers Planet of the Apes, son utilisation comme outil principal dans le marketing semble désormais dépassée et inappropriée. L’intrigue actuelle doit se concentrer davantage sur les luttes humaines vis-à-vis des singes aux prises avec leurs propres dilemmes moraux et sociaux.

Pour prolonger ce récit épique tout en respectant sensibilités contemporaines et réalités sociales post-pandémie, il serait plus pertinent d’axer toute future communication promotionnelle vers ces défis conflictuels plutôt que sur des thèmes liés à des maladies. Alors même que cet univers continue d’évoluer, axer toute attention vers l’évolution sociétale pourrait créer davantage d’intérêt sans rappeler trop douloureusement les événements récents subis par notre société.