Clayface : le DCU prépare un Gotham très différent de celui de Batman

Avec Clayface, le nouveau DCU s’aventure dans la ville qui apparaît, sous une forme ou une autre, dans presque tous les projets de la franchise : Gotham City. Le film ne montre pourtant ni les lumières de la cité ni ses imposantes architectures gothiques. Il emmène le spectateur dans ses bas-fonds, où Matt Hagen, un acteur en pleine ascension incarné par Tom Rhys Harries, est entraîné vers un destin tragique par les criminels qui rôdent et sévissent dans la ville.

  • Le film explore Gotham dans ses quartiers sombres et criminels, sans montrer la ville en elle-même.
  • Il présente une histoire autonome, pouvant se dérouler indépendamment du reste du DCU, avec des liens narratifs évoqués mais non développés.
  • La réalisation privilégie un univers réaliste et oppressant, s'inspirant de Liverpool et du réalisme allemand.
  • Ce film marque une différence stylistique avec d'autres projets DC plus légers ou variés.

Clayface : le DCU prépare un Gotham très différent de celui de Batman

Une fois tombé au plus bas, Matt découvre un univers inédit, celui de la science marginale qui prospère dans les recoins de Gotham. La scientifique Caitlyn Corr, interprétée par Naomi Ackie, lui administre un traitement révolutionnaire qui le transforme en monstre. Et aucun Batman n’est là pour empêcher cette sombre histoire des origines.

Une Gotham assez vaste pour des récits indépendants

Lors de la journée de presse consacrée au film, le journaliste Chris Killian, de ComicBook, a interrogé l’acteur Tom Rhys Harries sur les liens entre Matt Hagen, le docteur Caitlyn Corr et Batman. Ce dernier a confirmé que ces questions avaient fait l’objet de discussions « approfondies », ajoutant qu’il existait des images liées à ce sujet, qu’il ne pouvait toutefois pas évoquer. Il a également comparé Gotham à New York, une ville suffisamment grande pour que des événements se déroulent loin du radar du Chevalier noir.

« Vous pouvez avoir des personnages différents et des histoires différentes qui se déroulent, pendant que Batman existe aussi dans cet univers », a-t-il expliqué.

Le réalisateur Tom Watkins a lui aussi mis en avant cette liberté narrative. Ce qui l’a séduit, explique-t-il, c’est que le film constitue un récit autonome.

« C’est une histoire différente, un peu comme Joker. C’est simplement l’histoire d’un homme dans le monde de Gotham », a-t-il déclaré. Le cinéaste souligne qu’il n’est pas nécessaire de connaître l’univers pour suivre l’intrigue : « Vous pouvez venir voir ce film sans aucune connaissance préalable, sans avoir besoin de ce bagage approfondi.

«

Un Gotham réaliste et oppressant

Watkins affirme que les studios DC lui ont laissé une grande latitude pour concevoir sa propre version de Gotham pour le DCU. « Ils m’ont donné beaucoup de liberté. C’était : « Créez votre version de Gotham » », raconte-t-il.

Il attribue une part importante de ce travail à James Price, le chef décorateur, avec qui il dit avoir longuement élaboré la ville.

Pour bâtir cette Gotham, le réalisateur cite la ville anglaise de Liverpool ainsi que le réalisme allemand. « Nous voulions quelque chose de réel, ancré dans le concret, mais aussi cette impression de ville oppressante.

Nous avons beaucoup regardé le réalisme allemand, ces villes, ces canyons qui vous dominent, cette forme de corruption des rues… La lumière au tungstène, les néons, les reflets, l’humidité des rues. J’adore le rendu. Il y a aussi un peu de Darkman là-dedans.

«

Cette approche tranche avec le reste du DCU, dont les projets affichent des styles et des tons très différents tout en parvenant à se croiser, comme dans les séries Superman et LanternsAlors que Clayface plonge dans un univers criminel interdit aux moins de seize ans, The Brave and the Bold montrera Batman et son fils Damian, alias Robin, dans des séquences bien plus légères et familiales. Clayface sortira en salles le 23 octobre.