Découvrez l'histoire du collier de l'impératrice Marie-Louise, un bijou précieux volé

Le joyau dérobé : le collier de l’impératrice Marie-Louise

Un cambriolage audacieux a frappé le Musée du Louvre, où un célèbre collier en émeraude et diamant ayant appartenu à l’impératrice Marie-Louise, épouse de Napoléon Ier, a été volé. Ce bijou exceptionnel est orné de 32 émeraudes et 1 138 diamants. Retour sur son histoire fascinante.

Découvrez l’histoire du collier de l’impératrice Marie-Louise, un bijou précieux volé

Les caractéristiques du bijou

Le collier se compose de 32 émeraudes, dont cinq ovales, la plus grosse pesant 13,75 carats, ainsi que d’1 138 diamants, parmi lesquels figurent 264 pierres en taille rose et 874 brillants. Il était exposé dans une vitrine de la Galerie d’Apollon au Musée du Louvre à Paris avant d’être dérobé le 19 novembre 2025.

Ce joyau faisait partie d’une parure comprenant également un diadème, des boucles d’oreilles et un peigne, offerte par Napoléon Ier à Marie-Louise en cadeau de mariage le 2 avril 1810.

Origine et création

Le bijou date effectivement de l’année 1810. Fabrication signée par François-Régnault Nicot, joaillier parisien réputé qui avait reçu commande directe de l’empereur pour sa femme lors de leurs noces. Certaines pièces étaient destinées à être intégrées dans l’inventaire des Diamants de la Couronne, tandis que d’autres étaient pour les affaires personnelles de Marie-Louise.

Une histoire mouvementée

Après avoir quitté Paris le 29 mars 1814, alors que son époux était exilé sur l’île d’Elbe, Marie-Louise regagne Vienne avec leur fils. Bien qu’elle ait restitué les Diamants de la Couronne aux Bourbon, elle a gardé ses bijoux personnels. À sa mort en 1847, cette parure passe à sa tante Elisabeth puis au fils de celle-ci, Léopold II de Habsbourg.

En 1953, les descendants des Habsbourg cèdent ce bijou au joailler Van Cleef & Arpels. Les émeraudes du diadème sont vendues une à une ; une collectionneuse américaine acquiert alors ce dernier et modifie son apparence avant qu’il ne soit légué à la Smithsonian Institution en 1966. Le collier ainsi que les boucles ont cependant été conservés dans leur état original et intégrés aux collections du musée en 2004 grâce au fonds du Patrimoine et à la Société des Amis du Louvre.

Cet incident souligne non seulement la valeur inestimable du patrimonial français mais aussi les vulnérabilités auxquelles font face des institutions telles que le musée iconique parisien face à des actes criminels audacieux.

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