À Venise, le Frankenstein de Guillermo Del Toro : un film presque ennuyeux

Guillermo Del Toro revient avec une adaptation de « Frankenstein ».

Le cinéaste mexicain Guillermo Del Toro, après 18 ans de travail acharné sur le projet, réalise une nouvelle version du célèbre roman de Mary Shelley. Prévue pour sortir sur la plateforme Netflix le 7 novembre 2023, ce film entraîne le spectateur au cœur de l’Angleterre du XIXe siècle avant d’évoluer vers un affrontement classique entre créateur et créature.

À Venise, le Frankenstein de Guillermo Del Toro : un film presque ennuyeux

Un projet longtemps rêvé

Dès 2007, Guillermo Del Toro exprime son désir d’adapter « Frankenstein », mais son engagement auprès d’autres projets a repoussé cette ambition. En 2023, Netflix lui propose enfin les ressources nécessaires pour réaliser son rêve. Le récit commence en 1857, alors qu’un navire danois tente de naviguer dans une mer gelée, suivi par une explosion mystérieuse qui laisse Victor Frankenstein (interprété par Oscar Isaac) grièvement blessé.

Une réception mitigée

La critique du film publiée par Paris Match attribue une note de 2/5 à cette œuvre. Bien que quelques scènes soient impressionnantes visuellement, notamment celles qui recréent l’Angleterre du XIXe siècle, la narration devient rapidement linéaire et monotone. Le jeune Victor fait face à des drames personnels : l’humiliation infligée par son père, la perte tragique de sa mère et la rivalité avec un frère préféré.

Dans sa quête désespérée pour vaincre la mort, il est épaulé par Herr Herlander (Christoph Waltz), un homme d’affaires néerlandais passionné par l’immortalité. La réalisation se fonde sur des images percutantes mêlant suspense et violence lorsqu’il s’affaire à créer un être humain à partir de cadavres collectés lors des batailles.

Thèmes classiques mais prévisibles

Del Toro aborde les thématiques traditionnelles du débat entre création et monstruosité sans grandes subtilités. La confrontation entre Victor Frankenstein et sa créature – interprétée ici par Jacob Elordi – suit des schémas narratifs bien établis : la peur de l’étranger, la lutte entre le bien et le mal ainsi qu’un happy end inévitable sont tous présents.

Bien que certaines séquences touchent aux émotions profondes, notamment celle où la créature tisse un lien amical avec un vieil homme aveugle, ces éléments sont souvent jugés clichés. L’article évoque « la rage d’Oscar Isaac » qui réussit à incarner avec brio son personnage malgré les défauts scénaristiques.

Le film sera donc accessible au public dès le 7 novembre, suscitant déjà des attentes variées parmi les cinéphiles avides de redécouvrir ce classique sous l’œil unique de Guillermo Del Toro.

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