Les démocrates accusés d'avoir recruté un homonyme de leur adversaire pour le faire perdre

Aux États-Unis, la tension ne cesse de grimper à l’approche des élections de mi-mandat, et les deux grands partis redoublent d’efforts pour remporter les différents scrutins. En Alaska, où le siège au Sénat est très disputé, le duel a pris un nouveau tour, mercredi 28 octobre, avec des révélations du « New York Times » selon lesquelles le candidat Dan Sullivan, homonyme du sénateur républicain sortant, a été encouragé à se présenter par les démocrates.

Les démocrates accusés d’avoir recruté un homonyme de leur adversaire pour le faire perdre

Dans cet État de l’Arctique traditionnellement conservateur, les sondages accordent actuellement un léger avantage à la candidate démocrate Mary Peltola.

Un homonyme trouvé dans les registres électoraux

Selon le quotidien new-yorkais, la campagne de cette ancienne juge tribale amérindienne a engagé des recherches sur les registres électoraux en 2025, afin de trouver un homonyme au sénateur sortant. L’opération a réussi : cet autre Dan Sullivan, un enseignant à la retraite habitant un village de pêcheurs, s’est porté candidat après discussion avec un consultant démocrate.

Déclarations embarrassantes

Les révélations du journal proviennent en partie d’Elisa Rios, ancienne employée de la campagne de Mary Peltola, limogée en août avec d’autres membres de l’équipe. Elle affirme que la candidate n’a pas pris part directement à ces efforts, mais qu’elle était au courant.

Avant la publication de l’article, Elisa Rios a dit vouloir retirer ses déclarations au « New York Times », qui a décidé de les publier tout de même. Le journal indique s’appuyer sur des entretiens avec plusieurs personnes, ainsi que sur des messages et des documents.

Le DSCC, organe de campagne démocrate pour les candidats au Sénat, aurait lui aussi été impliqué dans ces efforts destinés à diluer le soutien au sénateur républicain Dan Sullivan. La campagne de Mary Peltola, de même que le DSCC, ont démenti toute implication auprès du « New York Times ». Le quotidien précise que ses révélations ne comprennent pas, pour autant, d’acte a priori illicite.

Un recours devant la justice fédérale

La Cour suprême de l’Alaska avait statué en juin que Dan Sullivan, l’ex-enseignant, pouvait rester en lice. Le ministère de la Justice, à la demande expresse de Donald Trump, a pourtant engagé devant un tribunal fédéral d’Alaska un recours préventif, en cas de victoire démocrate. Il demande d’interdire de « certifier tout résultat qui puisse être affecté par la confusion des électeurs » face aux deux Dan Sullivan.

Un recours qui, toutefois, n’aboutira pas, selon Derek Muller, expert en droit électoral et professeur à l’université Notre Dame.

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