Charlie Hopkins, aujourd’hui âgé de 93 ans, est reconnu comme le dernier prisonnier encore vivant d’Alcatraz. Bien qu’il soit un fervent supporter de Donald Trump, il exprime des doutes sur la réouverture du pénitencier fédéral pour y accueillir « les criminels les plus violents d’Amérique », comme l’a suggéré le président.
- Charlie Hopkins, dernier prisonnier d'Alcatraz encore en vie, doute de la réouverture proposée par Trump.
- Il a passé trois ans à Alcatraz entre 1955 et 1958, côtoyant des criminels notoires.
- Il décrit Alcatraz comme un lieu strict et aride avec une sécurité très stricte.
- Malgré les revenus touristiques importants, Hopkins est sceptique sur la réouverture sous sa forme originale.

Un témoignage poignant sur Alcatraz
Charlie Hopkins a passé plusieurs années à Alcatraz entre 1955 et 1958, côtoyant certains des criminels les plus notoires tels qu’Al Capone. Dans ses mémoires intitulées Hard Time : The Life of an Incorrigible on Alcatraz, il décrit cet établissement comme « propre, mais aride », où le temps passait lentement. Les activités étaient limitées car il se retrouvait souvent en cellule d’isolement.
Dans une récente interview accordée à la BBC, Hopkins raconte que la sécurité s’est progressivement intensifiée à Alcatraz face aux tentatives d’évasion grandissantes : « Quand j’ai quitté cet endroit en 1958, la sécurité était si stricte qu’on ne pouvait plus respirer ». Il évoque également le « silence de mort » qui imprégnait les lieux, rompue uniquement par le bruit des navires passant au large.
Des perspectives incertaines de réouverture
Aujourd’hui, Charlie Hopkins prend connaissance du projet avancé par Donald Trump pour restaurer et rouvrir Alcatraz. Dans une déclaration faite au sujet de l’annonce du président américain du 4 mai, il semble sceptique : « Il ne veut pas vraiment ouvrir cet endroit… Trump essayait simplement faire passer un message au public sur la nécessité de punir les criminels et ceux qui entrent illégalement aux États-Unis ».
Malgré ces obstacles financiers énormes, Alcatraz continue cependant de générer des revenus considérables grâce au tourisme. En effet, ce site attire environ 1,2 million de visiteurs chaque année et rapporte près de 60 millions d’euros à l’État.
Ce retour sur son expérience passée soulève ainsi une question cruciale : alors que beaucoup voient en Alcatraz un symbole du passé carcéral américain devenu attraction touristique majeure, sera-t-il réaliste ou souhaitable d’envisager sa réouverture sous sa forme originale ?