Découvrez le diadème inestimable des reines Marie-Amélie et Hortense, récemment dérobé

Chapô : Le Musée du Louvre a été le théâtre d’un cambriolage spectaculaire le 19 octobre 2025, durant lequel huit bijoux historiques ont été dérobés. Parmi ces trésors figure un diadème en saphir ayant appartenu aux reines Marie-Amélie et Hortense, illustrant l’opulence de la joaillerie française du début du XIXe siècle.

Un bijou emblématique

Le diadème en saphir des reines Marie-Amélie et Hortense se distingue par son ornementation composée de 24 saphirs, dont cinq très gros et dix petits, ainsi que de 1 083 diamants. Ce bijou somptueux, exposé dans la Galerie d’Apollon au Musée du Louvre à Paris, fait partie des huit pièces précieuses volées lors du cambriolage.

Découvrez le diadème inestimable des reines Marie-Amélie et Hortense, récemment dérobé

À l’origine, ce diadème appartenait à une parure plus vaste comprenant un collier, une paire de boucles d’oreilles, deux petites et une grande broches, un peigne et deux bracelets. Notons que cette tiare pouvait être démontée en broche et présente des saphirs de Ceylan dans leur état naturel, comme le précise le musée.

Des origines mystérieuses

Selon les archives disponibles au musée, « la plus ancienne trace écrite de cette parure est la correspondance pour son achat par le duc d’Orléans», futur Louis-Philippe, auprès d’Hortense de Beauharnais (1783-1837), reine de Hollande puis duchesse de Saint-Leu. Bien que l’on suppose que la reine Hortense ait hérité cette parure de sa mère Joséphine, rien ne l’atteste formellement. Une tradition familiale affirme même qu’elle proviendrait de la royale Marie-Antoinette.

L’absence de poinçon sur les bijoux rend leur datation incertaine mais suggère un travail réalisé par des joailliers français au début du XIXe siècle.

De Marie-Amélie au musée

Marie-Amélie fut l’épouse du roi Louis-Philippe et arbora le diadème lors d’un portrait peint par Louis Hersent en 1836. À sa mort, elle avait réparti ses bijoux entre ses petits-enfants lors de leurs mariages. Le diadème resta dans la famille d’Orléans jusqu’en 1985, date à laquelle Henri d’Orléans, comte de Paris, décida de le vendre. Acquis alors par le musée du Louvre, il intégra les collections permanentes.

En cet automne 2025 marqué par ce vol audacieux au sein d’un monument culturel majeur français, il est crucial pour les autorités compétentes ainsi que pour le Musée du Louvre évaluer les mesures nécessaires afin protéger ces précieux artefacts nationaux qui témoignent non seulement des fastes royaux mais également du savoir-faire exceptionnel des artisans joailliers français à travers l’histoire.

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