Faudel et ses regrets politiques : une carrière en demi-teinte

Le chanteur franco-algérien Faudel revient sur son engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, qu’il associe à des conséquences néfastes sur sa carrière. Dans un entretien avec Paris Matchil exprime ses remords face à cette décision qui a conduit à un éloignement de son public.
Un engagement controversé
Dix-huit ans après avoir monté sur scène place de la Concorde pour soutenir Nicolas Sarkozy, Faudel fait le bilan. À l’époque, il déclare avoir été séduit par le discours du candidat lié à l’égalité des chances : « Quand il est devenu ministre de l’Intérieur. je me suis engagé derrière lui parce que j’y croyais ». Ce soutien aurait toutefois conduit au désamour d’une partie de sa base fan, provoquant une tournée annulée et l’indifférence des maisons de disques.
Une vie éloignée du succès
Aujourd’hui âgé de 47 ans, Faudel a quitté la France en 2011 pour vivre à Marrakech. Contraint d’une pause dans sa carrière musicale, il confie avoir tenté d’exploiter un restaurant sans succès : « J’avais acheté un restaurant. Ça marchait très bien, mais c’était un gouffre financier » explique-t-il. Éprouvé pendant des années dans le milieu artistique depuis l’âge de 12 ans, Fatuel reconnaît être tombé en burn-out.
Des conseils ignorés
Lorsqu’il évoque le jour mémorable où il se produisit pour Sarkozy, Faudel se souvient d’un échange avec Johnny Hallyday, présent ce jour-là. Johnny lui aurait conseillé : « Je ne le sens pas ce truc, tu ne devrais pas rester là ». Regrettant aujourd’hui son choix, Faudel peine à faire face aux répercussions qui ont suivi : « J’ai été utilisé comme “l’Arabe de service”, je le sais ».
La musique lui a offert beaucoup mais lui a aussi coûté cher. À travers ces réflexions sur une carrière entachée par des décisions hâtives et un soutien politique devenu lourd à porter dans l’imaginaire collectif français, Faudel continue d’interroger les implications complexes liées à son passé professionnel ainsi que les volutes du temps qui passent inexorablement.