Donald Trump vit une nuit difficile : une dernière annonce choc, puis les reproches et le lynchage médiatique

Les chaînes de télévision américaines s’attendaient à de nouveaux bombardements en Iran ou à une contestation des résultats. Donald Trump a pourtant fait preuve d’une étonnante retenue, en annonçant mardi 3 novembre sur Fox News la fin de l’aide américaine annuelle à Israël, alors que les électeurs américains se rendaient aux urnes pour les élections de mi-mandat.

Donald Trump vit une nuit difficile : une dernière annonce choc, puis les reproches et le lynchage médiatique

Le président a annoncé mettre fin à cette aide, qui s’élève à près de 4 milliards de dollars, « d’ici la fin de l’année ». Une décision qui a suscité une vive surprise. « Cela ne les dérange pas car, vous savez, Israël est devenu un pays très prospère », a-t-il lancé à l’antenne. Après cette déclaration, Donald Trump est resté silencieux pendant quelques heures. Il a passé la journée dans le Bureau ovale, puis la soirée dans la East Room, en compagnie de son sondeur attitré, Tony Fabrizio, et d’autres invités entrés discrètement à la Maison-Blanche, en évitant les nombreux journalistes présents. Sur Truth Social, il s’est peu exprimé et s’est contenté de relayer un sondage de CNN selon lequel il est le président le plus admiré des électeurs républicains, loin devant Ronald Reagan et Abraham Lincoln.

Quelle est la réaction de Donald Trump face aux résultats ?

La première réaction est arrivée à 22 h 38, heure locale, alors que les premiers dépouillements laissaient présager une véritable vague bleue. Le président a d’abord exprimé sa colère contre les médias, et notamment contre Fox News, la chaîne pourtant la plus favorable à sa cause. Dans un message rédigé sur Truth Social, il a estimé qu’il n’était « pas étonnant que la chaîne soit en perte de vitesse », car elle « passe son temps à couvrir des démocrates ». Il a ajouté : « Fox News est responsable de ces pertes en présentant sans cesse l’opposition démocrate, et pire encore. »

Au fil de la nuit, face à la progression des résultats, Donald Trump a fini par admettre la situation, tout en se dégageant rapidement de toute responsabilité. « Je ne figurais pas sur le bulletin de vote et, si j’y avais figuré, nous aurions remporté une VICTOIRE ÉCRASANTE! » a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux. Lorsque le Texas a basculé dans le camp démocrate, il a critiqué Greg Abbott, le gouverneur de cet État. « Si Greg Abbott, le gouverneur du Texas, n’était pas devenu un républicain modéré (RINO) au cours des six derniers mois de sa carrière politique, il n’aurait pas perdu. Il est revenu à ses vieilles habitudes, et le résultat n’était pas joli à voir! »

Quel est le message de Donald Trump aux démocrates ?

La réaction la plus inattendue est intervenue à 1 heure du matin, lors d’un échange avec CBS News. « Mon message est le suivant : félicitations aux démocrates, et je me réjouis de travailler avec vous pour le bien de notre pays », a-t-il déclaré, avant d’affirmer : « Je pense qu’ils vont vouloir travailler avec moi ». Il s’est aussitôt repris pour menacer : « Sinon, je mettrai mon veto à tout et ils ne voudront pas ça. J’ai le pouvoir ultime. Il s’appelle le droit de veto! »

Il a répété ces menaces plus tard sur Fox News. « Le veto est l’un des pouvoirs les plus importants dont dispose un président. Les démocrates m’enverront des propositions insensées et j’y mettrai mon veto. Après quelques mois de veto, ils se concerteront et me demanderont comment faire avancer les choses. Et nous travaillerons ensemble. » Il a également affirmé avoir reçu des appels de démocrates influents : « J’ai reçu quatre appels de démocrates influents, deux sénateurs et trois représentants, pour être précis. »

Comment Donald Trump explique-t-il son score ?

Dans son interview à CBS News, Donald Trump a aussi expliqué son score par le fait qu’il n’était pas sur les bulletins de vote. « J’ai le sentiment que comme je n’étais pas sur les bulletins de vote, on n’y pouvait rien. Si j’y avais été, nous aurions gagné. Mais dans certains cas, les électeurs n’appréciaient pas les candidats, et dans d’autres, ces candidats n’étaient pas mes amis. La base le sait mieux que quiconque. Et elle s’est abstenue. Si j’avais été candidat, ils seraient allés voter. Mais ils ne l’ont pas fait. C’est comme ça, vous savez ? C’est une question de circonstances. C’est déjà arrivé plusieurs fois. »

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.