Les jeunes travailleurs face aux défis de l’IA : une inquiétude croissante

L’économiste américain Marc Sumerlin met en garde sur les conséquences potentielles de l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) par les entreprises pour la génération Z. Il prédit un ralentissement des embauches pour les jeunes diplômés alors que les entreprises attendent de voir les retombées positives de cette technologie.
Marc Sumerlin a exprimé ses craintes : « Je suis très inquiet que les entreprises disent maintenant : “Je sais que je n’obtiens pas de retours sur l’IA pour le moment, mais je peux le voir venir – et donc je vais arrêter d’embaucher des jeunes maintenant.” » Il souligne que, bien que l’IA puisse au long terme améliorer la productivité, son impact initial pourrait se traduire par une réduction des opportunités d’emploi pour ceux qui entrent sur le marché du travail.
Sumerlin rappelle également qu’avant d’envisager les bénéfices potentiels offerts par l’IA, il est probable qu’il y ait une phase initiale difficile caractérisée par moins d’embauches. Au cours des six derniers mois, il a observé que plusieurs entreprises constatent déjà « de bien meilleurs résultats » grâce à leur intégration précoce de l’IA. Cela incite ces mêmes entreprises à faire preuve de prudence dans leurs décisions d’embauche.
« Lorsqu’ils embauchent un nouveau travailleur, il leur faut souvent un an ou deux avant d’en tirer profit », a précisé Sumerlin. Une tendance préoccupante témoigne du chômage croissant parmi les jeunes diplômés – estimé à 4,59% jusqu’à présent en 2025, contre 3,25% en 2019 selon des données fournies par la Réserve fédérale.
Un gel potentiel des embauches
Alors que la Réserve fédérale essaie d’interpréter correctement la situation économique actuelle dans un contexte où certaines données clés manquent suite à une fermeture gouvernementale récente, Marc Sumerlin plaide pour une baisse des taux. Selon lui, cela pourrait aider le marché du travail à se stabiliser face à l’incertitude ambiante : « Nous pouvons constater que le taux de chômage a augmenté très progressivement pendant deux années consécutives […] Cela me dit que nous sommes trop serrés. »
L’avenir incertain pour la génération Z
/em> que « l’IA avait transformé le recrutement de diplômés en un “hachoir à viande”, écrasant les recruteurs et écrasant une génération criblée de dettes ».
D’autres voix expriment cependant un sentiment plus optimiste vis-à-vis des jeunes issus de cette génération connectée. Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn affirme quant à lui que cette même génération est « native de l’IA » et donc particulièrement attrayante pour employeurs grâce à sa maîtrise technologique.
Malgré ces différentes perspectives optimistes ou pessimistes concernant leurs futures carrières légitimes sous-risques imposés par l’intelligence artificielle, il semblerait prudent aux nouveaux entrants sur le marché du travail se concentrer davantage sur les compétences non facilement automatisables afin de ne pas être laissés-pour-compte dans cette transition massive vers le numérique et ce qui devrait fondamentalement transformer notre façon intricate au quotidien avec nos postes actuels.