J'ai essayé le gâteau de la Dépression, sans œufs ni lait, et c'est devenu mon dessert favori

Face à la flambée des prix des œufs, une recette populaire issue de la Grande Dépression ressurgit : le « gâteau de dépression ». Sûr du succès de ce dessert sans œufs ni produits laitiers, Talia Lakritz livre son expérience culinaire qui s’avère aussi savoureuse qu’économique.

Un héritage culinaire américain

Le « gâteau de dépression », également connu sous le nom de « gâteau farfelu », est une recette emblématique née pendant la Grande Dépression, époque où les ingrédients comme les œufs et le beurre étaient chers et rares. Les boulangers ont alors fait preuve d’ingéniosité en développant ce gâteau au chocolat sans produits d’origine animale.

J’ai essayé le gâteau de la Dépression, sans œufs ni lait, et c’est devenu mon dessert favori

La montée des prix des œufs

Récemment, les prix des œufs ont atteint des sommets historiques en raison d’une épidémie de grippe aviaire. Selon le Bureau of Labor Statistics, une douzaine d’œufs de grade A a vu son coût passer de 5,90 $ en février à un nouveau record de 6,23 $ en mars. Dans ce contexte économique difficile, Lakritz décide qu’il est temps d’essayer cette recette historique.

La préparation du gâteau

Pour réaliser cette recette simple mais efficace, Lakritz utilise un mode opératoire publié par Mark Beahm, photographe et développeur de recettes. Elle rassemble les ingrédients nécessaires :

  • 1/4 tasse de poudre de cacao
  • 1 tasse de café chaud ou d’eau bouillante
  • 2/3 tasse de sucre granulé
  • 1/3 tasse de sucre brun clair (substitué par du brun foncé)
  • 1/3 tasse d’huile neutre
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 ½ tasse farine polyvalente
  • 1 cuillère à café bicarbonate de soude
  • ½ cuillère à café sel casher

Les coûteux achats pour cette réalisation lui reviennent à environ 17,15 €, soit environ 1,90 € par portion.

Une cuisson délicieuse

Après avoir préchauffé le four à 175 degrés Celsius et préparé tous ses ingrédients dans deux bols séparés (humides et secs), elle assiste avec surprise aux effervescences engendrées par l’ajout du vinaigre sur la pâte au moment où elle mélange les deux préparations. « Lorsque j’ai ajouté les ingrédients humides aux ingrédients secs (.), ça a commencé à pétiller et bouillonner », observe-t-elle avec émerveillement.

La cuisson dure finalement environ 45 minutes avant que le gâteau ne soit parfaitement cuit. Lakritz remarque que sa texture est spongieuse grâce au système chimique mis en place par le bicarbonate et le vinaigre.

Un goût étonnant

Après avoir glacé son gâteau avec un mélange simple constitué notamment de sucre glace et d’extrait de vanille, Lakritz goûte son dessert finalisé : « Je ne pouvais pas croire que ce gâteau n’avait pas d’œufs ou de produits laitiers (.) il avait trouvé l’équilibre parfait entre douceur et richesse ».

Son partenaire lui confie même apprécier cet équilibre tout en faisant l’éloge du goût général : « Ce n’est pas maladivement doux ».

Face aux difficultés économiques croissantes symbolisées par les prix exorbitants des œufs – jusqu’à 10 € localement -, Talia Lakritz souligne l’importance intemporelle des recettes comme celle-ci qui permettent aux profiteroles budgetaires de savourer encore leur plaisir sucré dans ces temps difficiles.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.