Ghislaine Maxwell transférée : Une grâce présidentielle en question ?
Ghislaine Maxwell, condamnée à vingt ans de prison pour son rôle dans l’exploitation sexuelle de jeunes filles, a été transférée à la prison fédérale de Bryan, au Texas. Ce transfert soulève des interrogations sur une possible grâce présidentielle par Donald Trump, dont les liens avec Jeffrey Epstein sont souvent évoqués.

Maxwell a récemment quitté la prison « basse sécurité » de Tallahassee, en Floride, pour rejoindre un établissement décrit comme une « prison de luxe à la sécurité minimale ». Ce changement a provoqué des réactions violentes, notamment celles de la famille de Virginia Giuffre. Cette dernière est décédée le 25 avril 2025 par suicide et était l’une des principales accusatrices d’Epstein et Maxwell. La famille Giuffre a exprimé son indignation : « Nous nous élevons avec horreur et indignation contre le traitement préférentiel reçu par Ghislaine Maxwell », ajoutant qu’elle était « une prédatrice sexuelle qui a physiquement agressé des mineurs à de multiples reprises ».
Le porte-parole du ministère pénitentiaire a confirmé l’incarcération de Maxwell à Bryan sans fournir davantage d’informations. Son avocat, David Markus, n’a pas demandé d’allégement spécifique lors d’une visite récente du numéro deux du ministère américain de la Justice Todd Blanche. Toutefois, il insiste sur un accord passé entre Epstein et les procureurs fédéraux en Floride qui devrait s’appliquer à sa cliente.
À Bryan, Ghislaine Maxwell ne sera pas seule. D’autres détenues notables comme Elizabeth Holmes, fondatrice déchue de Theranos, y purgent également leur peine avec obligations professionnelles telles que l’entretien ou la restauration.
Donald Trump change encore sa version
Les spéculations autour d’une éventuelle grâce par Donald Trump persistent malgré ses efforts pour distancer son nom du scandale Epstein. Récemment, il a déclaré avoir « rompu » ses relations avec Epstein après avoir découvert qu’il recrutait des jeunes employées pour son spa à Mar-a-Lago. En réponse à une question sur Virginia Giuffre travaillant au spa lorsqu’elle était mineure sous la tutelle d’Epstein, Trump n’a pas nié cette implication : « Je pense qu’elle faisait partie de ces personnes », a-t-il affirmé.
La situation semble évoluer tandis que les actions potentielles du président soulèvent encore plus d’interrogations quant aux implications politiques et sociales liées aux réseaux puissant impliqués dans cette affaire complexe. La première libération conditionnelle prévue pour Ghislaine Maxwell reste fixée au 17 juillet 2037.