Ghislaine Maxwell transférée dans une prison moins stricte : Vers des révélations sur l’affaire Epstein ?

Ghislaine Maxwell, l’ancienne complice de Jeffrey Epstein, a été transférée d’une prison fédérale à Tallahassee vers un établissement à sécurité minimale au Texas. Ce changement suscite des interrogations quant à son envie de témoigner sur des affaires toujours délicates après la mort d’Epstein en 2019.
La vie carcérale de Ghislaine Maxwell est en train d’évoluer. D’après une source pénitentiaire confirmée le vendredi 1er août, elle a quitté la prison fédérale de Tallahassee pour intégrer un centre de sécurité minimale au Texas. Ce transfert fait suite à une rencontre très médiatisée avec Todd Blanche, responsable adjoint du ministère américain de la Justice et ancien avocat de Donald Trump. Officiellement, cette visite visait à l’interroger sur les zones d’ombre autour du dossier Epstein.
David Markus, l’avocat de Maxwell, insiste sur le fait qu’il n’y a pas eu de « tentatives de négociations secrètes ». Il déclare : « Nous n’avons rien demandé », tout en dénonçant son traitement injuste durant ces cinq dernières années.
L’affaire Epstein sous les projecteurs
Cinq ans après le suicide controversé d’Epstein, l’affaire continue d’enflammer les débats publics avec ses récits troublants impliquant des personnalités influentes. Des noms tels que Donald Trump et le prince Andrew émergent régulièrement dans ce contexte sulfureux lié à des accusations de trafic sexuel sur mineures.
Maxwell a été condamnée en 2021 à vingt ans de réclusion pour avoir facilité ces abus dont elle conteste être entièrement responsable. Elle exprime sa lassitude face aux ennuis qu’elle subit pour des fautes commises par autrui et semblerait aujourd’hui désireuse d’adopter une nouvelle stratégie pour sortir du silence.
Vers un possible témoignage ?
Le 29 juillet dernier, ses avocats ont formulé une proposition précise : Ghislaine Maxwell serait prête à parler si elle obtient une immunité formelle contre toute accusation future. Dans une lettre adressée à James Comer, président d’une commission enquêtant sur l’affaire au Congrès américain, David Markus stipule que « Mme Maxwell ne peut pas risquer une nouvelle exposition criminelle dans un environnement politiquement chargé sans immunité formelle ». L’équipe juridique demande également que cet entretien se déroule hors prison et inclue les questions posées préalablement.
Maxwell souhaiterait aussi obtenir la promesse d’un graciement potentiel par Donald Trump ; ce dernier ayant répondu lors d’un échange avec le Premier ministre britannique Keir Starmer : « Eh bien, j’ai le droit de la gracier, mais personne ne m’a approché à ce sujet ».
L’évolution récente du dossier laisse présager un dénouement qui pourrait faire éclater davantage la vérité autour du réseau entrelacé entre élites et abus sexuels. Le feuilleton judiciaire semble donc loin d’être achevé.