Goldman Sachs réduit ses effectifs : conseils pour rebondir après un licenciement
La semaine dernière, Goldman Sachs a procédé à des licenciements dans le cadre de son évaluation stratégique annuelle des ressources, impactant entre 3% et 5% de sa main-d’œuvre. Avec une tendance au ralentissement des activités d’acquisition, plusieurs recruteurs ont partagé leurs recommandations pour ceux touchés par ces réductions.

Le processus annuel de réduction des effectifs chez Goldman Sachs a pris place plus tôt que prévu cette année. Lors de ce rituel, certaines personnes furent surprises par la liste des employés mis à pied. Selon Meridith Dennes, associée générale chez Prospect Rock Partners, « je pense que certaines personnes sont fantastiques. Je pense que d’autres personnes ne sont pas aussi fantastiques ». Elle a déclaré avoir reçu près d’une douzaine d’appels la semaine dernière concernant les employés affectés.
Ces licenciements touchent plusieurs rôles au sein de l’entreprise, notamment les conseillers en banque d’investissement et les analystes. Nick Carcaterra, porte-parole de Goldman Sachs a expliqué : « Cela fait partie de notre processus normal de gestion des talents annuels, que nous exécutons de manière cohérente dans toute l’entreprise ».
Les professionnels touchés peuvent trouver difficile le retour à l’emploi après un licenciement, même avec une réputation solide comme celle de Goldman Sachs sur leur CV. Dennes souligne que « la marque est importante, mais je pense que c’est secondaire au type de travail que vous faisiez dans l’organisation ». L’importance réside souvent dans les expériences passées en matière d’acquisition et principalement dans le succès obtenu lors du cycle complet d’une transaction.
Alors que les marchés évoluent lentement suite aux impacts politiques récents qui ont affecté particulièrement le secteur financier, il devient crucial pour ces anciens salariés de réagir promptement face à cette situation incertaine. Les recruteurs donnent plusieurs conseils pratiques.
Ne tarde pas
Kevin Mahoney, associé directeur chez Christoph Zeiss Partners, rappelle qu’être licencié n’est pas synonyme de fin de carrière. Il prévient cependant contre l’attentisme : « Si vous prenez trois mois et commencez ensuite à chercher… personne ne cherche quelqu’un qui a été sans travail six mois ou plus ».
Titre, salaire et emplacement
Pour Caty Wilcox, directrice chez Selby Jennings, définir clairement ses attentes aide à optimiser la recherche d’emploi : « Plus vous pouvez être spécifique sur ce que vous recherchez… mieux c’est ». Les candidats devraient être ouverts aux opportunités avec moins de responsabilités ou salaires inférieurs afin d’atterrir plus rapidement sur un nouveau poste.
Posséder votre histoire
Lors des entretiens avec futurs employeurs ou recruteurs, il est essentiel affirmer sa réalité plutôt que tenter de dissimuler un licenciement passé : « Lorsque nous faisons nos recherches, nous appelons leur ancien chef » explique Mahoney. Admettre la mise à pied honnêtement est préférable ; suivant Dennes : « posséder votre histoire » reste primordial bien qu’il puisse parfois y avoir eu des facteurs macros en jeu.
Ainsi se dessine une voie possible pour ceux sortis fragilisés du dernier tourbillon économique lié aux choix stratégiques réalisés au sein de cet établissement phare de Wall Street.