Guillermo del Toro redonne vie à Frankenstein
Le réalisateur Guillermo del Toro s’apprête à dévoiler sa vision de « Frankenstein », un film produit par Netflix et mettant en vedette Oscar Isaac dans le rôle-titre. Adapté du roman de Mary Shelley, cette version promet d’explorer des thèmes émotionnels profonds tout en revisitant l’histoire emblématique du monstre.

Une nouvelle approche du mythe
Frankenstein, sorti en 1931 avec Boris Karloff, est souvent décrit comme « la plus grande horreur que l’écran ait jamais connue ». Cependant, il s’éloigne considérablement du récit original de Mary Shelley. Dans son roman publié en 1818, c’est Victor Frankenstein qui donne vie à une créature capable de réflexion et d’émotion, comme le souligne ce passage poignant : « N’oubliez pas que je suis ta créature; je devrais être ton Adam, mais je suis plutôt l’ange tombé. La misère a fait de moi un démon. »
La bande sonore signée Alexandre Desplat
Le compositeur oscarisé Alexandre Desplat, connu pour son travail sur « La Forme de l’eau », se charge également de créer la musique pour le film. Il décrit la direction musicale comme étant également lyrique et émotionnelle : « Je pense que la musique de Frankenstein sera quelque chose de très lyrique et émotionnel… Je n’essaie pas d’écrire de la musique horrible ».
Del Toro renchérit sur cette thématique musicale, indiquant que lui-même et Desplat cherchent à dégager des émotions puissantes à travers le score : « C’est un film incroyablement émotionnel ».
Une distribution étoilée
Outre Isaac et Elordi, le casting comprend des acteurs renommés tels que Mia Goth dans le rôle d’Elizabeth Lavenza, Christoph Waltz en tant que Dr Septimus Pretorius, Lars Mikkelsen dans celui du capitaine Anderson et Ralph Ineson comme professeur Krempe.
Le film est prévu pour être diffusé par Netflix cet automne. Un aperçu sera présenté lors de l’événement live Tudum 2025 programmé pour le 31 mai.
Cette adaptation aborde les thèmes universels liés aux relations père-fils et questionne notre société face aux différences physiques ou comportementales. Alors que certains spectateurs pourraient craindre qu’il ne soit qu’un simple film d’horreur, Del Toro insiste sur sa dimension profondément humaine : « Je ne fais pas un film d’horreur – jamais ». Cette promesse laisse entrevoir une relecture sensible et détonante du mythe bien connu.