Hyrox : après 21 courses dans le monde, voici mes trois villes hôtes préférées

Lau Wen Loong, 37 ans, a disputé 21 courses Hyrox dans 11 villes au cours des deux dernières années. Après avoir été sollicité par un ami, il s’est inscrit à sa première épreuve à Singapour, en août 2024, après six semaines de préparation. Il raconte son parcours dans un témoignage recueilli par Business Insider.

Hyrox : après 21 courses dans le monde, voici mes trois villes hôtes préférées

Hyrox est une course d’endurance qui associe la course à pied et des ateliers de fitness. Elle peut se disputer seul, en double ou en relais, et réunit à la fois des amateurs et des professionnels. Lau Wen Loong n’avait pas fait de sport régulièrement pendant deux ans lorsque son ami lui a proposé de courir avec lui. Ce dernier a finalement participé avec son épouse, et Lau a décidé de s’inscrire seul, malgré les mises en garde : « Tu es fou ou quoi ? »

Son temps final à Singapour était un peu inférieur à 73 minutes. Ancien coureur de cross-country au lycée, il dit avoir compris, pour la première fois, pourquoi certaines personnes détestent la course. Une fois la première épreuve terminée, il a voulu enchaîner, car il ne souhaitait pas perdre l’élan acquis pendant l’entraînement.

Des compétitions qui ont un coût

Chaque course coûte environ 150 dollars, tandis que les billets d’avion et les autres dépenses peuvent atteindre 1 500 dollars. Actuellement installé à Séoul, où il est inscrit dans une salle de sport pour environ 55 dollars par mois avec un abonnement d’un an, Lau Wen Loong est devenu ambassadeur de plusieurs marques liées à Hyrox, qui l’aident à couvrir une partie de ses frais.

Il estime que la discipline associe bien course et musculation. « Je pense être dans la meilleure forme de ma vie. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir être plus rapide que moi, plus jeune. » Il indique également qu’il est actuellement sans emploi fixe et travaille sur une start-up d’intelligence artificielle avec son frère.

Trois villes en favorites

À Osaka, au Japon, en janvier 2026, il a réalisé son meilleur temps personnel, 61 minutes et 51 secondes, lors de sa première course hivernale. La course se déroulait entre deux halls d’un petit site, ce qui obligeait les participants à passer d’un bâtiment à l’autre et à respirer un air frais entre deux ateliers. Il a profité de son séjour de sept jours pour faire du shopping dans le quartier de Dotonbori, et dîner dans un restaurant de crabe réputé avec son père.

À Incheon, en Corée du Sud, en mai 2026, son ami disputait sa toute première course Hyrox, et Lau Wen Loong y a terminé premier de sa catégorie d’âge, avec un nouveau record personnel. Basé à Séoul, il a fait l’aller-retour chaque jour, soit une heure de trajet dans chaque sens. Il a aussi découvert les hyugaeso, ces aires de repos le long des autoroutes coréennes, qu’il décrit comme de petits centres commerciaux.

Enfin, à Jakarta, en Indonésie, en juin 2026, il a disputé deux courses en double, dont la première avec un partenaire qu’il ne connaissait pas avant le jour de l’épreuve. Il s’agissait de la toute première course Hyrox organisée en Indonésie, dans un centre de congrès situé dans un espace vert de la ville.

À Pékin, lors de l’épreuve de septembre 2026, Lau Wen Loong a vu de loin la concurrente Joanna Wietrzyk, qui a eu un incident pendant la course, sans en voir les détails. Il dit comprendre que certains participants pleurent, de joie comme de frustration. « Je pense que le plus grand bénéfice, c’est qu’elle permet d’être plus lucide sur soi-même », affirme-t-il à propos de cette discipline.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.