Kimi Antonelli va-t-il vivre son jour de gloire ?

Kimi Antonelli peut décrocher sa première couronne mondiale dimanche, lors du Grand Prix des États-Unis, sur le tracé d’Austin, au Texas. Le pilote de 20 ans, en tête du championnat depuis des mois, dispose d’une première balle de match.

Kimi Antonelli va-t-il vivre son jour de gloire ?

Pour y parvenir, il doit absolument s’imposer et espérer que son coéquipier britannique George Russell (Mercedes) ne termine pas parmi les huit premiers. Le septuple champion du monde anglais Lewis Hamilton (Ferrari) doit, de son côté, finir en dehors du top 4.

En conférence de presse, Antonelli a reconnu que la situation était inhabituelle. « Ça serait assez dingue, c’est pour cela que je ne vais pas y penser. Mes adversaires doivent réaliser des performances catastrophiques pour que je sois champion. Moi, je dois réaliser le week-end parfait et les autres doivent obtenir de mauvais résultats, ce qui est improbable. » Le natif de Bologne a ajouté que « tout peut arriver », évoquant une réunion de la matinée dont le mot d’ordre était « «amuse-toi» ». Il dit garder « le même état d’esprit que durant toute l’année », en prenant les courses « les unes après les autres ».

Antonelli apporte un vent de fraîcheur dans une saison de Formule 1 qui peine à convaincre, notamment en raison de la nouvelle réglementation. Son audace et sa capacité à rebondir après des erreurs, parfois commises par impatience, ont été remarquées. Alors que la domination de Mercedes tend à s’estomper avec le retour en forme de Red Bull et de Max Verstappen, le jeune Italien a su tirer le meilleur de ses courses. Il a terminé 5e à Bakou après être parti 16e, puis 2e à Bahreïn et 3e à Singapour.

« Un rêve »

Interrogé sur ce que représenterait un titre mondial, Antonelli a répondu que « ce serait un rêve ». « C’est quelque chose dont je rêve depuis que je suis tout petit. Se retrouver dans une telle situation est vraiment incroyable. Mais en même temps, je dois continuer à faire le travail, à pousser pour gagner, car ce n’est pas encore fait. Donc je vais essayer de finir le boulot et après je pourrai savourer », a-t-il affirmé.

S’il est sacré, Antonelli deviendra le troisième Italien à remporter le titre suprême du sport automobile, après Giuseppe Farina (1950) et Alberto Ascari (1952 et 1953). Ce dernier a donné son nom à une chicane du célèbre circuit de Monza. Le pilote Mercedes pourrait ainsi mettre fin à une disette de 73 ans pour l’Italie, qui avait remporté trois des quatre premières couronnes mondiales avant une longue traversée du désert, et consoler les tifosi, qui attendent depuis longtemps les exploits de Ferrari.

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