Île privée en Italie : une offre rare sur le marché immobilier

Les îles privées en Méditerranée sont rares, et Punta Pennata, un morceau de terre situé dans le golfe de Naples, est actuellement en vente. Avec ses falaises abruptes et les vestiges d’une ancienne villa romaine, cette île suscite des intérêts divergents : certains voient en elle une opportunité d’investissement tandis que d’autres souhaitent la préserver en tant que parc public. La vente soulève également des questions sur l’accessibilité et l’héritage historique de ce lieu unique.

  • Une île privée dans le golfe de Naples, Punta Pennata, est en vente pour 10 millions d'euros.
  • Elle suscite des intérêts pour un investissement mais aussi pour sa transformation en parc public.
  • Le maire de Bacoli, Josi Gerardo della Ragione, préfère la seconde option pour valoriser l'héritage historique.
  • Des réserves existent face au coût élevé et la nécessité de respecter les règles environnementales.

Île privée en Italie : une offre rare sur le marché immobilier

Punta Pennata se trouve à environ 32 kilomètres du centre-ville de Naples. Entourée par une végétation méditerranéenne luxuriante et par des ruines romaines, elle est décrite par Sotheby’s International Realty comme « une retraite fascinante et unique » ainsi qu’une « opportunité exclusive pour un investissement prestigieux ». Cependant, Josi Gerardo della Ragione, le maire de Bacoli, envisage de transformer cette île en parc public pour attirer visiteurs et résidents vers une partie souvent méconnue du littoral italien.

« C’est comme Neverland », a-t-il affirmé lors d’une interview dans son bureau, comparant l’île fictive au potentiel de rêverie offert par Punta Pennata. Le projet municipal se heurte toutefois à un défi majeur : le prix demandé. Sotheby’s a fixé le prix à environ 10 millions d’euros, ce qui représente un obstacle financier considérable alors que l’île n’était évaluée qu’à deux millions il y a quelques années.

Le débat autour du coût exorbitant pour la population locale

M. Della Ragione juge que le prix actuel peut être qualifié d’« spéculation démesurée », ajoutant aux défis auxquels il fait face dans sa lutte pour faire reconnaître la valeur culturelle historique de Punta Pennata. Selon lui, bien que ce soit souhaitable qu’un acheteur privé acquière l’île puisque cela pourrait engendrer davantage d’investissements dans la région, les coûts actuels rendent cet objectif quasi impossible.

Les anciennes villas palatiales qui ont autrefois dominé le littoral ont laissé leurs traces sous la mer où elles reposent désormais entre quatre à cinq mètres sous les eaux cristallines. L’histoire indique également que le port voisin fut autrefois utilisé par la flotte navale romaine qui dominait la Méditerranée occidentale.

Des voix s’élèvent pour protéger cet héritage culturel

L’historien amateur Ciro Amoroso soutient ardemment l’idée d’un parc sur Punta Pennata : « C’est notre histoire, notre héritage », affirme-t-il, espérant voir préservé « ce qui fait partie de notre identité.

» En vertu de la législation italienne concernant les biens historiques, toute municipalité a le droit égal à faire correspondre tout prix demandé pour une propriété classée ou ayant un importance historique élevée. Bien qu’il soit prêt à utiliser son budget destiné aux activités culturelles afin d’acheter cette terre avec éventuellement un appui gouvernemental régional, M. Della Ragione admet qu’il sera difficile, notamment parce que les coûts exigés sont encore trop élevés.

La balance entre passé glorieux et avenir incertain

Les départements officiels protégeront activement non seulement ces terrains historiques mais garantiront aussi leur maintien, sauf expropriations illégales. Cette situation inquiète beaucoup d’habitants ; Giuseppe Scamardella témoigne : « Si quelqu’un achète cela aujourd’hui, privatisera-t-on cette nature ? Cela représenterait vraiment quelque chose de terrible, non seulement matériellement ! ».