Les investisseurs sont de plus en plus préoccupés par un potentiel scénario de stagflation, avec une croissance faible accompagnée d’une inflation élevée. Bank of America met en lumière quelques secteurs qui pourraient offrir refuge dans cette situation difficile. Des recherches récentes montrent que certains domaines sur le marché ont surpassé leurs performances précédentes durant des périodes similaires.

Les services de communication affichent une forte résilience
Croissance annualisée moyenne pendant la stagflation : 11%
Surperformance par rapport au S&P 500 : 4 points de pourcentage
Retour annuel : -3,52%
Le secteur des utilitaires reste compétitif malgré les défis économiques
Croissance annualisée moyenne pendant la stagflation : 11%
Surperformance par rapport au S&P 500 : 3 points de pourcentage
Retour annuel : 3,24%
L’énergie continue d’être une valeur refuge intéressante en période volatile
Croissance annualisée moyenne durant la stagflation : 10%
Surperformance par rapport au S&P 500 : 3 points de pourcentage
Retour annuel : -6,21%
L’achat d’articles du quotidien chez les consommateurs est toujours pertinent pendant la stagflation
Croissance annualisée moyenne durant la stagflation : 10%
Surperformance par rapport au S&P 500 : 3 points de pourcentage
Retour annuel : 1,66%
Santé demeure un secteur clé, même en période d’incertitude économique
Croissance annuelle à moyen terme lors de la stagflation : 10%
L’immobilier et le secteur financier ont montré également des performances légèrement supérieures à celle du S&P 500 sur une base annualisée durant ces périodes difficiles. En revanche, les secteurs industriels, le discrétionnaire des consommateurs, les matériaux et la technologie ont connu une sous-performance, moins performants que le S&P 500 avec une croissance annualisée inférieure d’au moins deux points de pourcentage. La possibilité croissante de stagflation a suscité l’inquiétude parmi les investisseurs pour l’année à venir. Une enquête menée auprès des gestionnaires de fonds a révélé que 71% s’attendent à voir surgir ce phénomène dans l’économie mondiale au cours des douze prochains mois. Cette étude a également mis en évidence qu’un nombre record de gestionnaires vendaient leur portefeuille d’actions américaines entre le 7 mars et le 12 mars. Des stratèges provenant d’institutions telles que Stifel, BCA Research et UBS Global Wealth Management ont récemment exprimé leur inquiétude face aux risques liés à la stagflation. Les avertissements se sont intensifiés lorsque plusieurs décideurs politiques ont reconnu que l’inflation pourrait être durable tout en laissant présager un ralentissement évident de la croissance devant se poursuivre jusqu’en 2025. Il convient également de noter que les responsables fédéraux ont rehaussé leurs prévisions concernant l’inflation médiane à 2,7%, contre une estimation antérieure fixée à 2,5%. Ils ont aussi abaissé leurs attentes concernant la croissance du PIB qui est désormais évaluée à 1,7%, soit moins que leurs projections initiales qui étaient fixées autour de 2,1%.