La baisse de l’intérêt des étudiants pour les emplois gouvernementaux
Un rapport révèle une chute significative de l’intérêt pour les emplois gouvernementaux parmi la classe de 2025, passant de 5,5% à 4,4% des candidatures. Contrairement à cela, l’attrait pour les rôles étatiques et locaux a connu une augmentation de plus de 30%. Ce changement fait suite à plusieurs décrets exécutifs du président Donald Trump qui ont impacté le recrutement fédéral.

Une chute historique des candidatures fédérales
L’intérêt pour le secteur public a chuté de 40% d’une année sur l’autre. En revanche, les demandes d’emplois aux niveaux locaux et étatiques ont augmenté respectivement de 31% et 35% au second semestre. Daniel Cruzvergara, un responsable chez Handshake, souligne que : « Les gens présumaient à l’époque qu’il n’y a rien de plus sûr qu’un emploi du gouvernement ».
L’année dernière avait pourtant été marquée par un intérêt croissant pour ces postes en raison de leur stabilité perçue. À ce moment-là, la plateforme avait également signalé un afflux important d’applications visant des rôles au sein du gouvernement. Cependant, après janvier 2023 et la mise en œuvre des décrets exécutifs promulgués par Trump, cet élan s’est brutalement interrompu.
Les conséquences des politiques de Trump
Cruzvergara cite une tendance préoccupante : « Janvier frappe et tout d’un coup le gouvernement a perdu une tonne ». Avant cette date, les emplois fédéraux recevaient près de deux fois plus d’applications que ceux d’État ou locaux ; cette situation s’est inversée début avril lorsque les employeurs étatiques recevaient environ 1,5 fois plus de demandes.
L’attraction accrue pour le privé
Des changements dans les priorités des étudiants semblent également influencer ces résultats. Alors que la recherche de stabilité dominait il y a un an, elle est maintenant devancée par la préférence géographique, rendant ainsi les emplois locaux beaucoup plus attractifs grâce à leur flexibilité. De nombreux diplômés qui aspiraient initialement à rejoindre le secteur public se dirigent désormais vers le secteur privé.
Le rapport laisse entrevoir que seulement 57% de la classe universitaire qui avait initialement en tête un « travail idéal » maintiennent leurs ambitions en phase avec ces aspirations.
Ce revirement pourrait s’avérer significatif quant aux futures décisions politiques liées au marché du travail étudiant alors que bon nombre cherchent maintenant opportunités auprès d’employeurs privés plutôt qu’auprès du gouvernement fédéral ou local.
Reste à voir comment ces tendances évolueront alors que la dynamique autour des carrières publiques continue d’être remodelée par l’évolution politique américaine actuelle.