Le samedi 24 octobre 2026, la majorité des Français des grandes villes, de Marseille à Limoges, de Lille à Bordeaux, de Lyon à Paris, ont décidé de rester chez eux par crainte d’un nouveau week-end de violences après celui du 17 octobre. Selon Michèle Cotta, ce second samedi pourrait marquer l’échec de l’État face aux émeutes.

Les images diffusées par les télévisions et les magazines montrent des incendies de mairies et de préfectures, la mise à sac de milliers de magasins et des casseurs casqués et masqués lancés en meute place Bellecourt, sur la Canebière ou à la Bastille. Ces scènes sont suivies, selon la chroniqueuse, de centaines de pilleurs organisés, dans des actes de violence qui paraissent avoir été préparés. Pour Michèle Cotta, les Français ont mesuré l’absence d’autorité de l’État et ont constaté que les forces de l’ordre étaient dépassées, alors que personne n’avait prévu une telle explosion.
Un dispositif renforcé et des questions ouvertes
Cette fois, le déploiement des forces de l’ordre a été plus largement calibré, avec la mobilisation du Raid, du GIGN et des militaires de la force Sentinelle. Le chef de l’État, revenu en urgence des pays du Golfe, aurait-il dû aller plus loin ? La chroniqueuse évoque l’état d’urgence, décrété par Jacques Chirac après les émeutes urbaines de novembre 2005, ou l’interdiction de toutes les manifestations, y compris celles des syndicats, au risque de recours devant les tribunaux administratifs.
Elle cite également une manifestation anti-fasciste organisée près d’Orléans par des forces de gauche, entraînées par LFI, autour de la salle où doit se tenir le congrès du Rassemblement national. Selon elle, la tension pourrait se traduire, ce samedi, dans une violence non maîtrisée.
Une République sous pression
Les sondages sont clairs : plus de 60 % des Français réclament désormais la sévérité. Emmanuel Macron a qualifié ces actes de tentative, de la part de groupes d’ultragauche, de « faire tomber la République ». Si la situation du 24 octobre ressemblait à celle du 17, Michèle Cotta s’interroge sur la capacité du Président à nier que la République est en train de s’effondrer, à quelques mois de l’élection présidentielle, dans les six mois qui nous séparent de ce scrutin.
À Trappes, un attentat a été qualifié par le chef de l’État de « terroriste raciste ». Un tireur a visé près de dix personnes « pour leur couleur et leur religion, et rien d’autre ».