Le marché boursier a atteint une valorisation record et le marché dans son ensemble est trop cher : est-ce vrai ?

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  • Le marché boursier est actuellement évalué à des niveaux record, mais ne semble pas être en territoire de surévaluation excessive.
  • Les indices Midcap et Smallcap sont négociés à des primes comparées à l'indice Nifty, mais ces écarts ne sont pas historiquement inhabituels.
  • La croissance des bénéfices et des investissements en Inde suggère que les valorisations du marché pourraient rester élevées, en particulier dans les secteurs en croissance et moins possédés.

Le marché boursier a atteint une valorisation record et le marché dans son ensemble est trop cher : est-ce vrai ?

Cependant, le discours du marché a davantage à voir avec les valorisations des marchés au sens large. Examinons également ces points de données.

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Il est intéressant de noter que l’indice Midcap se négocie avec une prime de 26% par rapport à Nifty, contre une moyenne sur 10 ans de 16% (la moyenne post-Covid est de 25%). Ainsi, même si la prime persiste, elle ne se situe pas en territoire inconnu, d’autant plus qu’elle avait atteint 56% de prime en septembre 2020.

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D’après les graphiques et les données ci-dessus, il est clair que les marchés se négocient à des valorisations supérieures à la moyenne. Ils ne semblent cependant pas se trouver dans une zone mousseuse, surtout si la dynamique de croissance des bénéfices et des investissements est bonne.Examinons également la croissance des bénéfices et les données sur les investissements. Notre analyse des données historiques des sociétés de l'ESB 500 indique que le ratio CAPEX/PAT de l'Inde est généralement resté dans la fourchette de 80% à 100%. Étant donné que les projets prennent du temps à être achevés, la reprise des CAPEX a été à la traîne par rapport à l’augmentation significative de la rentabilité depuis l’exercice 20 (le PAT est passé de 4 000 milliards INR à 10 100 milliards INR au cours de l’exercice 23). En conséquence, le ratio CAPEX/PAT a considérablement diminué par rapport à sa moyenne historique et pourrait ne faire qu'augmenter dans les années à venir.

Il est intéressant de noter que le PAT BSE 500 FY24E de 12 700 milliards INR est 3,2 fois plus élevé que le PAT FY20 de 4 000 milliards INR. En revanche, l’ESB 500 ne représente actuellement que 2,9 fois ce qu’il était à la fin de l’exercice 20. Les données indiquent que pendant cette période, les rendements du marché ont été à la traîne par rapport à la croissance des bénéfices.

Source : ACE Equity, BSE 500, Investec SecuritiesNous avons vu la comparaison des rendements de l'ESB500 et de la croissance des bénéfices au cours des 4 dernières années.

Pour mieux comprendre le phénomène de surperformance des Midcaps, regardons-y de plus près. Contrairement au bond de 3x du PAT de l'indice Nifty Midcap 100 entre l'exercice 20 et l'exercice 24E, le Nifty PAT devrait avoir augmenté de 2,4x. L’observation selon laquelle les marchés récompensent une plus grande croissance n’est pas surprenante.

Source : ACE Equity, Investec Securities

Les données montrent clairement que les marchés ont largement suivi la croissance des bénéfices. Les rendements de Nifty ont suivi la croissance des bénéfices de Nifty et de même, l'indice Nifty Midcap 100 a suivi la croissance sous-jacente.

ACE Equity, Investec SecuritiesL’histoire est la même lorsque l’on considère l’indice Nifty Smallcap 100. Le revenu net global des composants de cet indice a bondi de 3,3 fois, passant de 201 milliards INR au cours de l'exercice 20 à 660 milliards INR pour l'exercice 23.

Non seulement les marchés n’ont suivi que la croissance des bénéfices, mais les avoirs des FII sont à leur plus bas niveau observé au cours des 11 dernières années :

Les flux de FII ne devraient augmenter que parce que l’Inde est l’un des rares grands marchés à connaître une croissance à deux chiffres du ROE, des bénéfices des entreprises et du PIB nominal.La croissance des bénéfices est principalement attribuée aux valeurs cycliques nationales. Depuis 2008, cette industrie n’a pratiquement rien fait. Il est de ce fait très faiblement représenté dans les principaux indices. L'une des principales causes de la sous-performance des principaux indices par rapport aux grands marchés est la suivante. Compte tenu de la sous-appropriation et de la visibilité accrue de la croissance des bénéfices dans ce segment, il existe un argument convaincant en faveur d’une surperformance des valeurs cycliques nationales sur une période prolongée.

Les valeurs cycliques nationales comprennent les communications, la consommation discrétionnaire (principalement l'automobile), l'énergie, les produits industriels, les matériaux, l'immobilier et les services publics. Entre les exercices 20 et 24E, alors que les bénéfices globaux de l’ESB 500 devraient augmenter de 3,2 fois, les bénéfices globaux des sociétés cycliques nationales devraient augmenter de 3,9 fois – leur part dans les bénéfices de l’ESB500 passerait de 41% au cours de l’exercice 20 à 51% au cours de l’exercice 24E.

Et les marchés ont récompensé la croissance des bénéfices et le changement de trajectoire.

Dans le passé, les marchés boursiers ont récompensé la croissance et les attentes de croissance. L'Inde se trouve dans une position favorable car les marchés indiens semblent robustes en termes de croissance des bénéfices des entreprises et des bénéfices macroéconomiques. Bien que les valorisations premium soient logiques, la marge d’expansion des valorisations est limitée, en particulier dans les secteurs où l’offre est excédentaire et où la croissance ralentit. L’avenir s’annonce prometteur pour les industries dont la croissance s’accélère et qui ne sont pas trop possédées.

(L'auteur est Alok Agarwal, responsable – Quant & Portfolio Manager, Alchemy Capital Management. Les opinions sont les siennes)

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(Avertissement : les opinions exprimées dans cette chronique sont celles de l'auteur. Les faits et les opinions exprimés ici ne reflètent pas les opinions de www.nomictimes.com.)

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.