Katrina Donham, qui a longtemps vécu à New York avec son mari avant de s’installer à Asheville, raconte dans un récit publié par Business Insider comment un séjour familial dans la ville a pris une tout autre tournure que prévu. Ses deux filles, âgées de 4 et 6 ans, ont refusé les visites de musées qu’elle avait planifiées.

Un itinéraire bouleversé dès le milieu de la semaine
Avant le départ, la future voyageuse avait préparé un programme d’une semaine, avec des suggestions pour chaque journée : où aller, où manger, qui voir et que faire. Elle avait aussi prévu des temps de repos, sachant que ses enfants en auraient besoin. Mais, selon ses propres mots, les imprévus sont inévitables avec des enfants.
Dès le milieu de la semaine, les fillettes ont atteint leurs limites, physiques, mentales et émotionnelles. Elle devait les emmener au Met, le célèbre musée new-yorkais, mais elles ont insisté pour passer deux heures dans la chambre d’hôtel. Elle a fini par accepter. Elle rêvait pourtant de leur faire découvrir le temple de Dendour, la salle de sculpture médiévale, ou encore les ballerines de Degas, les nymphéas de Monet et l’autoportrait de Van Gogh.
Quelques jours plus tard, la scène s’est reproduite au Whitney. Les enfants, pourtant généralement coopératives, ont de nouveau refusé. La famille a alors changé de programme : promenade sur la High Line, pizza prise au Chelsea Market, puis arrêt au Diller – von Furstenberg Sundeck & Water Feature, entre la 14e et la 15e rue. Les fillettes y ont retrouvé le sourire, en pieds nus, les robes relevées, éclaboussant l’eau fraîche sous le soleil.
Renoncer aux envies des parents
L’auteure reconnaît que ce renoncement a été difficile. Ses filles n’ont fréquenté que de petits musées d’art et ne savent donc pas ce qu’elles manquent. Elle admet néanmoins que contraindre les enfants à suivre ses envies ne créerait pas forcément de bons souvenirs.
Malgré sa déception, elle s’est dit que d’autres voyages auraient lieu. « Ça ne fait rien. Il y aura une prochaine fois, espérons-le », écrit-elle. Pour elle, l’essentiel était de faire découvrir à ses filles la ville où ses parents ont vécu, se sont liés d’amitié, ont construit leur couple et sont devenus parents pendant la pandémie.
Le récit s’achève sur une réflexion personnelle : pour elle, être parent consiste surtout à se mettre de côté. Elle préfère, pour ce voyage comme pour les prochains, assumer elle-même le coût de ses choix plutôt que de le faire porter à ses enfants. « Leur joie est ma joie », conclut-elle.