Nile Rodgers défend l'usage de l'Intelligence Artificielle dans un clip : « Nous avons tout créé… l'Intelligence Artificielle a fait ce qu'on lui a dit »

Le guitariste et producteur Nile Rodgers a dévoilé un extrait de sa future vidéo pour une nouvelle version de « The Christmas Song », sa collaboration caritative de 2020 avec Rebecca Ferguson, en revendiquant l’utilisation de l’intelligence artificielle. Une annonce qui a déplu à une partie de ses abonnés, auxquels il a répondu en défendant ce choix technologique.

Nile Rodgers défend l’usage de l’Intelligence Artificielle dans un clip : « Nous avons tout créé… l’Intelligence Artificielle a fait ce qu’on lui a dit »

Dans une publication sur Instagram, il a partagé une « capture IA » du projet, accompagnée d’un message enthousiaste. « Je travaille sur un grand projet artistique qui passe à la vitesse supérieure. Ce n’est que le début du processus. Cette capture IA est très détaillée, et j’ai hâte de voir le projet final. » Il ajoutait avoir été inspiré par le concert des Eagles au Sphere, à Las Vegas : « J’ai imaginé des histoires avec des environnements et une musique incroyables. C’est l’heure du futur! »

Quelle est la réaction des internautes face à l’utilisation de l’IA?

Les commentaires ont rapidement exprimé la déception de plusieurs internautes. Un abonné a écrit qu’il existait « une meilleure façon de préserver votre héritage ». Nile Rodgers lui a répondu : « Attendez de le voir avant de juger. Vous imaginez le pire au lieu d’imaginer le meilleur. » L’internaute a rétorqué : « Je n’ai pas besoin d’imaginer, mon ami. Regarde ce que l’IA a fait à l’art en général, et encore plus à la musique. La promouvoir de manière aussi visible n’est pas la bonne voie. »

Des photos extraites du projet ont été publiées par la suite, ce qui a relancé les critiques. Dans la légende de ce carrousel, Nile Rodgers a écrit : « Nous avons besoin de bonheur et de guérison dans notre monde. » Il a raconté avoir été soutenu, lors de son premier cancer, par un enfant qui lui a donné le courage de se battre. Il a expliqué avoir produit « The Christmas Song » pour offrir un peu de joie à des enfants alités et malades, qui passent une grande partie de leur temps sur une tablette ou un appareil similaire.

Comment Nile Rodgers défend-il l’usage de l’IA?

Plusieurs commentaires reprochaient également à Nile Rodgers d’utiliser l’IA générative. Il a répondu : « Nous avons tout créé. Planches d’ambiance, storyboards, nous avons travaillé de la même manière que pour un film. L’IA a fait ce que nous lui avons demandé, et nous avons minutieusement créé chaque seconde que vous verrez à l’écran. Si c’était un film traditionnel, cela aurait coûté environ 100 000 dollars. »

À un autre internaute, qui se disait opposé à l’IA tout en l’utilisant régulièrement, il a répondu qu’il était « un peu hypocrite » de procéder ainsi « parce que cela rend votre vie plus pratique ». Il a ajouté avoir travaillé avec Microsoft et Apple : « Je sais très bien ce qu’ils font lorsqu’ils lancent une nouvelle technologie que des consommateurs comme vous adoptent. Je respecte toutes les opinions. »

Nile Rodgers n’en est pas à sa première prise de position sur le sujet. En 2024, il a déclaré à Euronews : « Je pense que l’utilisation de voix générées par IA pour copier le son d’une autre personne est horrible, mais utiliser l’IA pour s’exprimer artistiquement et faire de meilleure musique me paraît fantastique. » Il a comparé l’IA à un outil parmi d’autres, rappelant que les boîtes à rythmes et les synthétiseurs avaient d’abord été jugés « pas de la vraie musique », tout comme l’auto-tune, qui a pourtant contribué à façonner le paysage de la pop. « Je pense que la créativité vient de l’artiste. Si vous avez un outil qui vous aide à être plus créatif, il n’y a rien de mal à cela. »

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.