De plus en plus d’Américains s’intéressent à l’achat de biens en Écosse, particulièrement à Édimbourg. Selon Rightmove, les demandes américaines pour des maisons au Royaume-Uni ont augmenté de 19% cette année par rapport à 2025, marquant le rythme le plus rapide depuis 2017. Ce phénomène pourrait être lié aux tarifs et aux incertitudes économiques sous la présidence de Donald Trump.

- De plus en plus d'Américains s'intéressent à l'immobilier écossais.
- Les demandes américaines pour des maisons au Royaume-Uni ont augmenté de 19% cette année.
- 28% des demandes américaines portent sur l'Écosse, légèrement supérieure à celles concernant Londres.
- L'intérêt pour Édimbourg est favorisé par ses prix immobiliers inférieurs et sa popularité.
Une tendance forte vers l’Écosse
Rightmove a observé que 28% des demandes américaines portent sur l’Écosse, une proportion légèrement supérieure à celles concernant Londres (26%). Bien que Rightmove n’ait pas précisé le nombre total de requêtes venant des États-Unis, il est noté qu’un petit pourcentage seulement de toutes les demandes dans le pays provient d’Amérique.
Colleen Babcock de Rightmove a déclaré : « Les tarifs de Trump avaient conduit à une incertitude économique à l’échelle mondiale, et nous commençons à voir certains des effets de cela sur le marché immobilier britannique – que ce soit parce que le Royaume-Uni est considéré comme une opportunité d’investissement plus stable, ou si certains acheteurs envisagent une décision permanente à travers l’Atlantique. »
Les liens avec Donald Trump
Donald Trump entretient une relation particulière avec l’Écosse grâce aux racines écossaises de sa mère, Mary Anne MacLeod, née près de Stornoway. En 2006, il a renforcé ses connections écossaises en acquérant un golf en Aberdeenshire et plus tard un autre cours dans Turnberry.
L’intérêt pour Édimbourg pourrait également être favorisé par ses prix immobiliers inférieurs comparés au centre londonien et sa popularité mise en avant par divers médias. Des attractions telles que le château d’Édimbourg et Arthurs Walk ont contribué à renforcer son profil international.
Un changement motivé par la politique
D’autres villes écossaises comme Glasgow ainsi qu’Argyll et Bute intéressent également les acheteurs américains potentiels. Glynn Gibb, directeur régional chez John D Wood & Co. a commenté : « Nous constatons un certain nombre de délocalisations à motivation politique – les Américains recherchent une plus grande stabilité à l’étranger. Il y a une tendance notable […] cherchant un marché sûr et stable. »
Gibb anticipe aussi un renforcement des activités dans les mois suivants : « Nous nous attendons à ce que l’activité s’appuie… car un nombre croissant d’acheteurs prennent leurs décisions façonnées par le climat politique aux États-Unis. »
La montée du désir américain pour des propriétés écossaises pourrait donc représenter une réponse directe aux turbulences politiques actuelles tout autant qu’un intérêt durable envers un marché immobilier jugé stable.