Comment améliorer la gestion de son plan d'épargne retraite ?

Chapeau

Les Plans d’Épargne Retraite (PER) offrent de nombreuses opportunités aux épargnants, mais une part importante de ces fonds reste mal exploitée. Alors que 56% des 100 milliards d’euros investi dorment dans des fonds en euros peu rentables, les actions pourraient offrir un rendement supérieur à long terme.

Comment améliorer la gestion de son plan d’épargne retraite ?

Une majorité des fonds dans des placements peu rentables

D’après France Assureurs, sur les 100 milliards d’euros investis par les épargnants dans leurs PER, 56% reste sur des fonds en euros à capital garanti. Ces supports présentent un taux annuel moyen net de frais au cours de la période 2018-2024 s’élevant à 1,76%, une performance inférieure à l’inflation annuelle de 2,46% pour la même période selon Good Value for Money. En comparaison, le rendement des actions françaises est nettement plus attractif : il affiche 6,17% sur cinq ans, 7,8% sur quinze ans, et même 11,8% sur quarante ans.

Gestion pilotée préconisée

La gestion par défaut du PER repose généralement sur l’âge prévisionnel de départ en retraite. Les gestionnaires respectent alors des proportions réglementaires maximales pour les actifs risqués. Par exemple, au sein du Crédit agricole et chez LCL, pour ceux qui ont trente ans avant leur retraite et choisissent un profil prudent, jusqu’à 55% peut être investi en actions, tandis que les profils équilibrés peuvent aller jusqu’à 80%, voire 100% pour un profil dynamique. À seulement cinq ans de la retraite, la part maximale d’actions se réduit considérablement à près de 20%.

Diversification essentielle

Pour tirer pleinement parti du potentiel d’un PER, il est crucial d’opter pour une diversification appropriée. Certains contrats proposent plus d’un millier de supports financiers incluant différentes classes d’actifs comme les fonds d’actions ou immobiliers. Pour orienter leur choix vers les meilleures options disponibles, les épargnants peuvent consulter des notations fournies par des sociétés spécialisées telles que Quantalys ou Morningstar.

En ce qui concerne l’allocution entre différents types d’investissements afin minimiser les risques, Grégory Siesse affirme que « moins de 10% des épargnants effectuent des arbitrages ». Il conseille donc « de revoir son allocation régulièrement pour la réadapter à ses objectifs » afin maximiser ses gains potentiels.

Modes de gestion variés offerts

Les PER proposent plusieurs modes de gestion allant principalement vers une gestion pilotée par horizon (GPH), où le risque diminue progressivement sans intervention personnelle. Les épargnants peuvent aussi choisir parmi divers profils – prudent, modéré ou dynamique – selon leur tolérance au risque.

Certaines institutions n’hésitent pas à proposer également une gestion sous mandat où professionnels gèrent le portefeuille contre frais tant que cela correspond aux préférences individuelles concernant le niveau de risque acceptable.

L’approche hybride via la gestion conseillée offre quant à elle plus souplesse puisque c’est l’épargnant qui prend finalement décision après avoir reçu conseil adapté.

Cette réflexion autour du faible engagement et du potentiel inexploité révèle non seulement un manque d’information mais également une nécessité urgente pour bien utiliser ces outils financiers essentiels aux préparations financières futures dignes face aux impératifs croissants liés à retires respectives.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.