Vivre en famille pour voyager : le choix d’un couple à long terme
- Le couple a déménagé pour économiser et voyager davantage.
- Vivre chez la famille permet de réduire les coûts et d'investir dans ses passions.
- La relation à distance reste difficile, mais le bénéfice des expériences compense.
- Ce mode de vie pose des questions sur le regard social envers ceux qui vivent encore avec leurs parents.

Lily, 29 ans, a décidé de revenir vivre chez sa mère en Caroline du Nord pour économiser de l’argent et consacrer davantage de temps aux voyages avec son petit ami. Ce mode de vie a ses avantages et ses inconvénients, notamment une relation à distance qui perdure depuis huit ans.
En raison des hausses de loyer à San Francisco, où Lily et son petit ami vivaient précédemment, ils ont opté pour un changement radical. « Nous en avions fini de dépenser 2 700 $ par mois en loyer », explique-t-elle. Ainsi, alors qu’elle emménageait chez sa mère, son compagnon a également rejoint des membres de sa famille en Floride.
Le retour au domicile familial n’a pas été uniquement axé sur des enjeux financiers. Après la perte tragique de son père en 2019, ce choix fut également motivé par un besoin de proximité familiale renforcée, exprimée par Lily : « Ma sœur cadette est remontée à la même époque que moi… ma mère nous a accueillis tous les deux à bras ouverts ».
Cette solution lui permet non seulement d’économiser considérablement—« je paie presque quatre fois moins »—mais aussi d’investir dans ses projets futurs. De plus, après avoir perdu son emploi dans une agence de relations publiques en novembre dernier sans pression immédiate pour retrouver du travail, elle s’est réorientée vers ses passions. « Je suis devenu conseiller en voyage », indique-t-elle.
Les voyages ont augmenté grâce à cette flexibilité; récemment, elle a réalisé un voyage solo en Islande et a découvert plusieurs lieux iconiques tout autour du monde grâce aux économies réalisées. « Au cours des dernières années, nous avons exploré… la Suisse… l’Italie… . »
Toutefois, maintenir une relation à distance reste difficile. Lily admet : « Ce n’est pas facile ». Malheureusement souffrir des silences prolongés ou des incompréhensions ne fait qu’ajouter un poids émotionnel sur leur couple durable.
Malgré cela, elle souligne l’importance des moments passés avec sa famille et le privilege dont elle bénéficie grâce à cette opportunité unique : « Vous aurez plus de 50 ans pour vivre seul… mais vous n’avez que 18 ans avec vos parents ».
Ce choix provocateur soulève une question sociétale concernant le regard porté sur ceux vivant encore avec leurs parents adultes: il y a souvent un stigmate associé plutôt inexplicable pèse lourdement dans certaines cultures.