Paul Schrader, le réalisateur de « Oh, Canada », fait face à des accusations de harcèlement et d’agression sexuelle lors du dernier Festival de Cannes. La plaignante, une assistante de 26 ans, dénonce des comportements inappropriés sur plusieurs mois. En réponse, Schrader réfute ces allégations, qualifiant la plainte de « désespérée et opportuniste ».
Accusations de harcèlement sexuel lors du Festival de Cannes
Le réalisateur Paul Schrader, âgé de 78 ans et reconnu pour ses œuvres comme « American Gigolo » et « First Reformed », est accusé par une jeune femme de 26 ans d’avoir exercé des avances sexuelles indésirées durant le dernier Festival de Cannes. La plaignante, qui se présente sous le nom de « Jane Doe », affirme que lors d’un incident sur la Croisette, il l’a embrassée contre sa volonté. Après avoir protesté et pris la fuite, elle aurait été convoquée trois jours plus tard dans sa chambre d’hôtel sous un faux prétexte médical où il aurait attendu nu.

Dénoncées dans des communications écrites
Bataille juridique sans compromis
Aux États-Unis, les litiges liés au harcèlement sexuel sont souvent réglés par un accord financier extrajudiciaire. Toutefois, dans ce cas précis, Paul Schrader a refusé de signer cet accord transactionnel proposé par les avocats des deux parties. En conséquence, la jeune femme a déposé une nouvelle plainte pour rupture du contrat initialement proposé.
La défense du réalisateur face à la vindicte publique
L’avocat de Paul Schrader, Philip Kessler, a décrit cette nouvelle plainte comme étant « désespérée » et « frivole », affirmant qu’elle était remplie d’inexactitudes et matériellement trompeuse. Il soutient aussi qu’au cours des trois années passées ensemble sur divers festivals ainsi que durant leur collaboration professionnelle étroite, sans jamais exprimer le moindre inconfort ou alerter qui que ce soit concernant ces interactions.
Dans cette affaire complexe mêlant accusations graves et réponses virulentes envers les allégations portées contre lui, l’évolution des événements sera suivie avec attention tant par les professionnels du cinéma que par le grand public intéressé par ces questions cruciales liées aux abus sexuels au sein même du milieu artistique.