Paul Schrader, scénariste de Taxi Driver, répond aux accusations d'agression sexuelle à Cannes 2024

Le réalisateur Paul Schrader, figure emblématique du cinéma indépendant, est en proie à de graves accusations d’agression sexuelle et de harcèlement formulées par son ancienne assistante. Cette dernière raconte des incidents survenus notamment lors du Festival de Cannes 2024, tandis que le cinéaste réfute ces allégations qu’il qualifie d’« opportunistes ». Alors que la situation se complique, Schrader a initialement songé à un règlement à l’amiable avant de choisir de ne pas céder.

L’assistante accuse Paul Schrader d’avoir créé un environnement hostile

L’assistante âgée de 26 ans décrit dans sa plainte déposée devant la Cour Suprême de l’État de New York avoir été victime d’un « environnement sexuellement hostile » instauré par Paul Schrader. Elle relate un incident qui s’est produit dans une chambre d’hôtel pendant le Festival : elle affirme que le réalisateur a tenté de l’embrasser contre son gré. Après avoir réussi à fuir cette situation, elle évoque des messages dérangeants où il prétendait être « en train de mourir » et ayant besoin qu’elle vienne l’aider avec ses bagages.

Paul Schrader, scénariste de Taxi Driver, répond aux accusations d’agression sexuelle à Cannes 2024

De retour dans sa chambre, l’assistante raconte avoir trouvé Schrader vêtu seulement d’un peignoir ouvert, exposant ses parties génitales. Elle rapporte avoir effectué les tâches demandées tout en étant dans un état « terrifié ». Recrutée en mai 2021, elle fait également mention d’autres comportements inappropriés.

Elle cite des courriels du réalisateur dans lesquels il lui-même exprime ses inquiétudes concernant son comportement jugé « malvenu et offensant ». Un message envoyé après son licenciement en septembre dernier se lit comme suit : « Si je suis devenu un Harvey Weinstein à tes yeux, alors bien sûr, tu n’as pas d’autre choix que me mettre dans ton rétroviseur ».

Paul Schrader dénonce les accusations comme une manœuvre financière

Répondant aux accusations sérieuses visant sa personne, Paul Schrader nie fermement les faits rapportés par son ancienne assistante.

Dans un courriel adressé à plusieurs figures influentes du milieu cinématographique, il parle « d’une réécriture de l’histoire » ainsi que d’une tentative pour le forcer à effectuer un paiement financier conséquent. Son avocat, Philip Kessler, explique qu’initialement le réalisateur avait envisagé un règlement amiable pour éviter toute controverse publique mais a décidé finalement refuser ce compromis financier : « Je ne pourrais pas vivre avec moi-même si je cédais à ces accusations infondées », dit-il. Kessler précise également que la plainte ne concerne pas directement les accusations criminelles mais plutôt une question contractuelle liée au refus signé qui prévaut actuellement entre eux.

Schrader admet cependant avoir embrassé son assistante deux fois mais insiste sur le fait que ces gestes étaient consensuels et indique avoir présenté des excuses après qu’elle lui ait signalé son mécontentement. Il conteste vigoureusement toute autre accusation ou allegation liée au harcèlement sexuel ou tentatives indésirables durant leur collaboration professionnelle.

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