Michael O’Leary envisage d’acquérir des avions du Comac chinois malgré les avertissements

- Michael O'Leary, PDG de Ryanair, envisage d'acheter des avions du constructeur chinois Comac.
- Il a déclaré que si les prix étaient 10 à 20% inférieurs à ceux d'Airbus, il les commanderait.
- Un membre du Congrès américain a exprimé des préoccupations concernant l'espionnage industriel par la Chine.
- O'Leary a menacé d'annuler les commandes de Boeing si les tarifs augmentaient.
Michael O’Leary, le PDG de Ryanair, a fait savoir qu’il envisageait sérieusement l’achat d’avions du constructeur chinois Comac, en raison de la baisse des prix. Cette déclaration survient dans un contexte de tensions entre les États-Unis et la Chine, où des membres du Congrès américain mettent en garde contre l’espionnage industriel.
Le 16 mars, lors d’une interview avec Travel Industry Outlet Skift, O’Leary avait été très explicite : « Les Chinois construisent essentiellement un putain d’A320. Donc, si c’était assez bon marché – 10 ou 20% moins cher qu’un avion Airbus – alors nous le commanderons ». Cette affirmation souligne son ouverture à explorer des options plus économiques que celles offertes par Boeing ou Airbus.
Michael O’Leary envisage d’acquérir des avions du Comac chinois malgré les avertissements
Le 16 mars, lors d’une interview avec Travel Industry Outlet Skift, O’Leary avait été très explicite : « Les Chinois construisent essentiellement un putain d’A320. Donc, si c’était assez bon marché – 10 ou 20% moins cher qu’un avion Airbus – alors nous le commanderons ». Cette affirmation souligne son ouverture à explorer des options plus économiques que celles offertes par Boeing ou Airbus.
Les avertissements des États-Unis
Dans une lettre adressée à O’Leary, Raja Krishnamoorthi, membre démocrate du Congrès américain et vice-président du comité sélectif sur le Parti communiste chinois (PCC), a exprimé de « fortes préoccupations » concernant cette éventualité. Il a rappelé que le ministère de la Justice avait annoncé en 2018 des accusations contre dix agents du renseignement chinois impliqués dans une campagne d’espionnage industriel. Krishnamoorthi a conseillé à Ryanair de ne pas faire affaire avec la Chine pour éviter tout risque potentiel.
La réponse d’O’Leary
La réponse d’O’Leary face à ces alertes n’a pas tardé : il aurait menacé d’annuler les commandes de nouveaux avions auprès de Boeing si les tarifs venaient à augmenter. Ce climat incertain est accentué par la possibilité que l’Union européenne impose également des droits de douane sur les produits américains.
L’appareil phare envisagé
L’appareil phare envisagé est le COMAC C919, un modèle similaire aux Airbus A320 et Boeing 737 qui a déjà reçu plus de 1 000 commandes majoritairement provenant d’opérateurs asiatiques. Le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, anticipe un changement significatif dans l’industrie aéronautique : il estime que l’arrivée de Comac pourrait transformer le secteur en passant « d’un duopole à un triopole potentiel ».
Les interrogations persistantes
Cependant, malgré cette dynamique alléchante pour Comac, certains analystes s’interrogent sur l’impact potentiellement négatif que pourraient avoir des tarifs élevés liés aux pièces fabriquées aux États-Unis sur le développement international du C919. Une guerre commerciale entre l’Union européenne et les États-Unis pourrait compliquer davantage cette situation.
Les interrogations persistent donc quant au choix final de Ryanair ainsi qu’à son impact sur la compétitivité future au sein du secteur aérien mondial.