La paternité en mutation : Un siècle de changements
Au cours des 100 dernières années, la paternité a connu une transformation radicale aux États-Unis, marquée par des évolutions économiques et sociales. Aujourd’hui, les pères s’impliquent davantage dans l’éducation de leurs enfants, un phénomène qui se décline selon divers facteurs tels que la culture et les structures familiales.
- La paternité aux États-Unis a évolué radicalement au cours des 100 dernières années.
- Auparavant, les pères étaient principalement des soutiens financiers.
- L'industrialisation a renforcé ce rôle et éloigné l'implication quotidienne.
- Depuis les années 1970, la paternité s'est de plus en plus transformée vers une parentalité active.

De la figure du soutien de famille à celle du père acteur
Il y a un siècle, le rôle de père était souvent associé à celui d’un soutien financier, avec peu d’implications dans la vie quotidienne de l’enfant. « Si les enfants ont mal tourné, il a été blâmé au père », déclare Morantz-Sanchez, professeur d’histoire à l’Université du Michigan. Avant l’industrialisation et durant la période coloniale, les pères étaient directement impliqués dans l’éducation de leurs enfants. L’industrialisation, survenue à la fin du XIXe siècle, a fait pression sur les hommes pour qu’ils deviennent principalement des soutiens financiers. Cette évolution sociale a éloigné le processus éducatif traditionnellement masculin et renforcé le rôle stéréotypé de « soutien de famille ». La fête des pères est née pendant cette période difficile ; elle fut célébrée pour honorer ceux qui soutenaient leur famille durant la Grande Dépression.
Impact des guerres mondiales sur le rôle paternel
Durant la Seconde Guerre mondiale, les hommes partaient souvent en guerre ce qui a contribué à créer une tendance vers une paternité absente. En 1943, lorsque certains sont devenus éligibles pour servir alors qu’ils avaient déjà fondé une famille, cette dynamique s’est intensifiée. Après la guerre, beaucoup de femmes ayant rejoint le marché du travail ont modifié cette dynamique familiale traditionnelle. Dans les années 1960-70, « avoir deux parents qui travaillent » est devenu plus commun tandis que certains pères ont commencé à partager davantage les responsabilités domestiques grâce aux mouvements féministes.
Une évolution continue vers une « nouvelle paternité »
Les années 1970 ont vu émerger un nouveau type de père impliqué où certaines figures masculines sont devenues plus actives dans leur rôle parental. Ce changement s’est poursuivi dans les décennies suivantes avec des concepts tels que « The New Nurturant Father ». Le mouvement pour une « nouvelle paternité » a pris forme dès les années 1980 alors que ces individus commençaient à combler un vide laissé par des familles monoparentales croissantes après le divorce sans faute. À partir du début du XXIe siècle jusqu’à aujourd’hui, on constate une augmentation significative du nombre de papas au foyer, notamment considérée comme un phénomène lié aux périodes économiques difficiles telles que celle post-crise financière de 2008 et durant la pandémie Covid-19.
Un avenir partagé ?
Aujourd’hui encore, « Au lendemain de la Grande Récession, nous avons vu la part de tous les parents au foyer augmenter », précise Kim Parker du Pew Research Center (2021). Lorsque certaines personnes quittent définitivement le marché du travail comme nécessairement diminué après plusieurs crises économiques majeures ou face aux exigences sanitaires actuelles. Le partage parentale autour d’une vision égalitaire semble également être en croissance, comme rapporté par le New York Times. Désormais, les normes concernant la parentalité se dirigent vers une version équilibrée où chacune des parties peut bénéficier individuellement tout en enseignant et façonnant leurs jeunes apprenants au même titre. Les enjeux continuent néanmoins de prendre du temps : l’avenir familial semble encore parfois ouvertement montrer des réticences ! Le sujet mérite ainsi réflexion quant à sa réactivation essentielle pouvant mobiliser chacun lors des prochaines adaptations anticipées.