Le Premier ministre français, François Bayrou, a témoigné mercredi lors d’une enquête parlementaire concernant des allégations de violences physiques et sexuelles dans une école catholique privée. Ces accusations, qui concernent des faits survenus entre 1957 et 2004, ont déjà conduit à 200 plaintes juridiques depuis le début de l’année dernière.
- Le Premier ministre français, François Bayrou, a témoigné lors d'une enquête parlementaire sur des allégations de violences sexuelles dans une école catholique privée.
- Il a déclaré n'avoir jamais été informé des abus évoqués par la presse.
- Bayrou a reconnu avoir ordonné une inspection en 1996 après une condamnation pour agression.
- Le témoignage s'est déroulé dans un climat tendu avec des accusations et des défenses.

Une procédure parlementaire tumultueuse
Devant les législateurs, M. Bayrou a affirmé n’avoir jamais été informé des abus évoqués que par la presse. Il a déclaré : « J’ai évidemment jamais, jamais été informé de quoi que ce soit en matière de violence, sans parler de la violence sexuelle » lors d’une précédente intervention à l’Assemblée nationale en février. Toutefois, il a reconnu avoir ordonné une inspection en 1996 après qu’un superviseur ait été condamné pour avoir agressé un étudiant de 14 ans.
Trois enfants de M. Bayrou ont fréquenté cette école dont sa fille, Hélène Perlant, qui a révélé au magazine Paris Match qu’un prêtre l’avait battue lors d’un camp d’été à l’âge de 24 ans sans en informer son père.
Le témoignage du Premier ministre s’est déroulé dans un climat tendu marqué par interruptions et accusations. Accusé par Paul Vannier, membre du parti gauche historique français, M. Bayrou s’est défendu : « Je n’ai jamais menti, je n’ai jamais rien caché », ajoutant souffrir d’être « souillé » et « diffamé ».
Enquête sur les abus à Bétharram
Une enquête récente menée par des procureurs vise également les nouvelles allégations portant sur l’école Bétharram avec une commission parlementaire dirigée par Fatiha Keloua Hachi sur la violence dans les écoles.
Enfin, selon un sondage réalisé par IFOP.
M. Macron continue néanmoins d’affirmer sa confiance envers le Premier ministre malgré ces tensions croissantes tandis que la problématique plus large des abus sexuels dans diverses institutions françaises prend nettement plus d’ampleur.
Une réponse controversée aux révélations passées
En reconnaissance des méthodes disciplinaires jugées comme étant « dures » il y a trente ans dans ces écoles privées très structurées comme Bétharram, M. Bayrou semble frustré face aux critiques virulentes sur un passé désormais révolu mais toujours sensible : « Seraient-ils acceptés aujourd’hui ? Sûrement non ». Cette déclaration lui vaut cependant la désapprobation parmi ses pairs comme Fatiha Keloua Hachi qui déclare : « Tout abus physique est contraire à la loi ».