Un projet de loi républicain menace le crédit d'impôt pour véhicules électriques de GM et Ford

Les ventes de véhicules électriques (VE) connaissent une forte progression, partiellement grâce à un crédit d’impôt fédéral de 7 500 $.

Un projet de loi républicain menace le crédit d’impôt pour véhicules électriques de GM et Ford

  • Les ventes de véhicules électriques progressent grâce au crédit d'impôt fédéral de 7 500 $.
  • Un projet de loi républicain menace ce crédit et introduit des restrictions.
  • General Motors et Ford pourraient être particulièrement affectés par cette mesure.
  • Tesla, en raison de ses marges bénéficiaires positives, semble mieux préparée face à cette éventualité.

Un projet de loi républicain récemment proposé pourrait provoquer la disparition de ce soutien financier et imposer des restrictions supplémentaires sur les allégements fiscaux existants. Ce changement est susceptible d’influer radicalement sur le marché des VE aux États-Unis.

Une mesure controversée qui menace l’industrie automobile

Le projet de loi budgétaire, rendu public lundi par les républicains de la Chambre, prévoit la suppression du crédit d’impôt pour l’achat de nouveaux VE ainsi que celui destiné aux voitures et camions électriques d’occasion, fixé à 4 000 $. Selon les analystes, cette abrogation pourrait engendrer une augmentation temporaire des ventes dans les mois suivant son adoption. En effet, cela va certainement avoir un impact sur l’adoption et le ralentir considérablement, souligne Stephanie Valdez Streaty, directrice des informations de l’industrie chez Cox Automotive.

Actuellement, Cox Automotive prévoit que 10% des achats de nouveaux véhicules seront constitués de VE en 2023. Si aucun changement n’est opéré sur ces crédits d’impôt, ce chiffre pourrait atteindre près d’un tiers d’ici 2030.

Un coup dur pour les acteurs majeurs

La fin des crédits pourrait porter préjudice particulièrement à General Motors (GM) et Ford Motor, qui ont investi massivement dans l’édification d’usines destinées à produire des batteries électriques. GM a inauguré deux usines en Ohio et au Tennessee via une coentreprise avec LG Energy Solution, tandis que Ford se concentre sur trois installations en construction dont une entièrement propriété dans le Michigan.

D’autres grands groupes tels que Toyota et Hyundai intensifient également leur présence avec la création ou le développement d’usines dédiées aux batteries ou à la production de VE.

En revanche, bien que confrontée à sa propre série de défis liés au choix stratégique du dirigeant Elon Musk, Tesla, leader du marché américain pour les véhicules électriques depuis plusieurs années déjà, semble mieux placée financièrement pour faire face à cette éventualité grâce à ses marges bénéficiaires positives depuis plus d’un an.

Les implications économiques globales

L’éventuelle suppression du crédit serait également problématique compte tenu du paysage concurrentiel mondial dominé par la Chine dans le secteur électrique. Le pays figure comme premier producteur mondial et principal fournisseur en matériaux essentiels aux batteries. Stephanie Valdez Streaty met en garde : Ce que cela fait à l’échelle mondiale pour l’industrie automobile américaine, je pense que cela va nous blesser.

Dans ce climat incertain où moins dépendre des pièces importées peut jouer un rôle crucial pour certains fabricants américains comme Tesla montre qu’il existe encore certaines divergences entre partenaires commerciaux.

Avec environ 595 000 véhicules électriques loués dès maintenant contre seulement 96 000 en 2022, période avant l’introduction des incitations fiscales pertinentes selon Mme Valdez Streaty, il devient vital pour ces sociétés automobiles américaines non seulement être agiles mais aussi bénéficier d’une stabilité afin qu’elles puissent réellement rivaliser contre leurs homologues asiatiques plus rodés aux enjeux contemporains alors que tout laisse penser qu’une réponse positive sera requise tant auprès du gouvernement fédéral qu’à travers leurs propres choix stratégiques palliatifs. Nombreux défis restent posés quant au futur restant devant eux concernant ceux qui souhaitent rester compétitifs face à cet horizon partagé qui pourrait dériver lentement vers une résilience dynamique s’il ne cède pas malgré tout sous pression extérieure ayant été instauré combien complexes paraissent tous futures perspectives données affaire annoncées continuellement.