Ray Dalio pense que la dégradation par Moody’s ne montre pas tous les risques de la dette US

Moody’s abaisse la cote de crédit des États-Unis à AA1.

  • Moody's a abaissé la note de crédit des États-Unis de AAA à AA1.
  • Ray Dalio pense que cette note ne reflète pas l'impression d'argent potentielle par le gouvernement.
  • Les rendements des obligations américaines ont augmenté après cette décision.
  • Le projet fiscal républicain pourrait aggraver la dette nationale selon le Budget Lab de Yale.

Ray Dalio pense que la dégradation par Moody’s ne montre pas tous les risques de la dette US

Moody’s a rétrogradé la cote de crédit souverain des États-Unis, la faisant passer de AAA à AA1, en raison d’une augmentation significative des déficits croissants et des paiements d’intérêts. Ce changement fait suite aux préoccupations exprimées par l’investisseur milliardaire Ray Dalio, qui a souligné sur X que cette rétrogradation ne tient pas compte de la possible impression d’argent par le gouvernement pour couvrir ses obligations financières.

Dans son annonce, Moody’s met en avant une tendance alarmante : les déficits budgétaires ainsi qu’une hausse exponentielle des paiements d’intérêts pourraient nuire à la santé financière du pays. Ainsi, les États-Unis rejoignent le club restreint des nations notées sous AAA, une décision qui provoque déjà des réactions sur les marchés financiers.

Les marchés réagissent rapidement à cette nouvelle avec un glissement notable de lundi, tandis que rendements du Trésor flambent. Le rendement des obligations à 30 ans a atteint 4,995% et celui à 10 ans, 4,521%.

Les conséquences du projet fiscal républicain

D’autres inquiétudes émergent également concernant le projet de loi sur la réduction d’impôts proposé par le Parti républicain (GOP). Celui-ci inclut notamment un allégement fiscal significatif pour les Américains riches et une majoration prévue de 150 milliards de dollars dans les dépenses militaires. Le Budget Lab de Yale prévient que ce plan pourrait aggraver considérablement la dette nationale.

« Si nous représentons la probabilité que ces dispositions deviennent permanentes, au bout de 30 ans, le ratio dette/PIB serait supérieur à 180%, même en supposant des revenus substantiels des tarifs », souligne leur rapport. Actuellement, seuls deux pays affichent un tel ratio : le Soudan et le Japon.

Malgré un ensemble complexe métrant aussi bien des réductions qu’allocations fiscales augmentées – comme une augmentation du crédit d’impôt enfants – le projet est vu comme une menace potentielle pour l’équilibre économique américain.

Le GOP vient tout juste d’obtenir une victoire partielle au sein du comité budgétaire avec l’adoption serrée lundi dernier où il fallait un vote favorable afin que cela soit discuté prochainement en séance plénière.

Réactions mitigées

Les propos incisifs de Ray Dalio entourent cette évaluation fiscale. « Vous devez savoir que les notations de crédit sous-estiment les risques parce qu’elles n’évaluent uniquement le risque impayé par l’État ». En continuant ses propos sur X il déclare encore : « Pour ceux qui se soucient réellement de la valeur, les autorités monétaires américaines affrontent un plus haut risque qu’enseigne l’agence ».

Une période sombre prospère donc sur fond économiques tendus alors même qu’un porte-parole Dalio s’est déclaré injoignable après toutes ces annonces soutenues par témoignages économiques solides autour de l’implication grandissante quant à la gestion du budget fédéral sollicité face à la gestion persistante des dettes avancées publiques, creusant un déficit économique national apparent, sans doute irrigués par des taxes attendues pour contrôler les déficits futurs profonds présents !

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