Un scientifique de Harvard a exprimé son inquiétude face à 3I/ATLAS, un objet interstellaire de la taille de Manhattan, qui émet une étrange vapeur métallique. Depuis sa découverte en juillet, des experts se penchent sur sa nature et certaines théories évoquent l’usage d’une technologie extraterrestre.
Des observations précises depuis Hawaï
Développé par le télescope Keck II à Hawaï, des nouvelles images de l’objet 3I/ATLAS ont été capturées en août et publiées le mercredi 15 octobre. Ces clichés montrent que l’objet produit un alliage métallique singulier, selon des rapports du New York Post. Dans une étude récente intitulée « Spatial Profiles of 3I/ATLAS CN and Ni Outgassing from Keck/KCWI Integral Field Spectroscopy », les scientifiques de l’Observatoire de Keck révèlent que cet alliage est composé essentiellement de nickel et de chrome. Ce mélange correspond au nickel tétracarbonyle, rarement observé dans la nature et habituellement réservé aux industries à haute température.
Une origine intrigante pour l’objet
L’astrophysicien Dr Avi Loeb de Harvard a déclaré au New York Post que la signature spectrale de 3I/ATLAS « ne correspond à aucun astéroïde ou comète naturelle » qu’il ait déjà catalogué. Il souligne : « Si cet alliage était fabriqué, cela indiquerait une origine artificielle – potentiellement une sonde ou un fragment de technologie extraterrestre ». Bien que certains chercheurs suggèrent que cette production pourrait être naturelle, Loeb persiste en disant : « C’est un processus que nous ne pouvons imaginer que parce qu’il a été utilisé dans l’industrie… Du jamais vu sur les comètes auparavant. » Le Dr Laura Benton, chercheuse à l’Observatoire européen austral, rappelle cependant qu’il n’existe pas encore d’affirmation directe concernant la nature extraterrestre du matériel.
Contrôle par la NASA
La NASA a également pris position sur ce sujet délicat en affirmant qu’elle n’a trouvé « aucune preuve crédible » soutenant une théorie d’origine artificielle pour cet objet interstellaire. En raison de sa trajectoire hyperbolique, 3I/ATLAS continuera son voyage à travers notre système solaire jusqu’en 2026. Les passionnés d’astronomie sont actuellement impatients d’observer les nouvelles images obtenues entre le 4 et le 7 octobre par Hascams HiRISE du Mars Reconnaissance Orbiter. Avec ses caractéristiques inédites et mystérieuses ainsi que les inquiétudes soulevées autour d’un potentiel lien avec des technologies avancées inconnues jusqu’alors dans notre système solaire, 3I/ATLAS promet certainement beaucoup plus d’interrogations scientifiques dans les mois à venir.