Les tarifs de Trump affectent GM : retrait des prévisions de bénéfices

General Motors revoit ses prévisions de bénéfices en raison des incertitudes liées aux tarifs douaniers.

Les tarifs de Trump affectent GM : retrait des prévisions de bénéfices

  • General Motors revoit ses prévisions de bénéfices en raison des incertitudes liées aux tarifs douaniers.
  • Les tarifs de 25% sur les voitures importées et les pièces entreront en vigueur samedi.
  • GM a enregistré un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars au premier trimestre, en baisse de 7%.
  • La société engage des discussions avec Washington mais refuse de divulguer plus de détails.

General Motors (GM) a annoncé le 2 avril qu’elle abandonne sa prévision antérieure d’une croissance solide des bénéfices, citant l’incertitude engendrée par les politiques commerciales de l’administration Trump. La société fait face à une hausse significative des tarifs douaniers sur les véhicules importés, ce qui pourrait impacter gravement ses résultats financiers.

Des tarifs douaniers dès ce mois-ci

Ce mois-ci, l’administration Trump a imposé un tarif de 25% sur les voitures importées ainsi qu’un droit de 25% sur certaines pièces, prévu pour entrer en vigueur samedi. Environ 50% des véhicules vendus par GM aux États-Unis proviennent de l’étranger, principalement du Canada et du Mexique. Lors d’une conférence téléphonique avec les journalistes, le directeur financier Paul Jacobson a déclaré : « Nous n’allons pas donner plus de conseils sur les tarifs jusqu’à ce que nous ayons plus de clarté ». Il craint que l’impact économiquement « matériel » des nouveaux tarifs ne pèse lourdement sur les bénéfices cette année.

Baisse significative des profits au premier trimestre

GM a également révélé un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars au premier trimestre, soit une baisse de 7% par rapport à l’année précédente. Cette réduction est attribuée à une chute de 14% des bénéfices avant intérêts et impôts en Amérique du Nord, qui constitue la majeure partie des résultats globaux de GM. Pendant ce temps, ses activités internationales ont vu leurs résultats légèrement positifs.

La société devait auparavant générer entre 11,2 milliards et 12,5 milliards de dollars en bénéfice net d’ici 2025, un objectif qui représentait presque le double du montant réalisé (6 milliards) l’année passée. Cependant, Paul Jacobson a indiqué que « Les directives antérieures ne peuvent pas être invoquées ».

Impact limité pour le moment grâce aux dates d’entrée en vigueur

Malgré ces augmentations tarifaires récentes, leur effet sur les performances financières au premier trimestre reste minimal car elles n’ont été appliquées qu’au début avril. Jacobson a affirmé : « Les principes fondamentaux de notre entreprise sont forts », soulignant ainsi la résilience financière actuelle devant ces défis exportatoires croissants.

Parallèlement aux augmentations tarifaires prévues sur les automobiles importées, Trump avait précédemment relevé ceux concernant l’acier et l’aluminium importés ; ces matières étant cruciales dans la production automobile.

Finalement, General Motors indique avoir engagé des discussions productives avec Washington concernant cette problématique tarifaire mais refuse d’en divulguer davantage : « Je ne veux pas être considéré comme essayant négocier en public », a précisé Jacobson. Pour réduire quelque peu sa dépendance vis-à-vis des importations canadiennes et mexicaines pour ses camionnettes, GM prévoit également d’augmenter la production dans son usine près de Fort Wayne (Indiana).

Les enjeux autour du commerce international demeurent critiques pour GM alors que s’installe un climat d’incertitude face aux futures orientations économiques sous administration Trump.