Taxe sur les milk-shakes : le gouvernement britannique face à la colère des consommateurs

Le gouvernement britannique envisage d’introduire une taxe sur les milk-shakes dans le cadre de ses efforts pour combler un déficit public croissant. La chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, devrait annoncer ces nouvelles mesures d’ici la fin du mois. Ce projet suscite déjà des réactions négatives au sein de l’industrie.
Un rapport du Telegraph indique que Rachel Reeves prévoit de mettre fin à l’exonération fiscale actuelle dont bénéficient les milk-shakes. En parallèle, elle pourrait abaisser le seuil de sucre toléré pour ces boissons, ce qui est censé générer entre 50 et 100 millions de livres sterling (soit entre 55 et 110 millions d’euros) par an. Ces changements pourraient entrer en vigueur dès avril 2027.
Les critiques ne tardent pas à se manifester. Selon certaines sources citées par Telegraph« ils risquent de déclencher la fureur dans l’industrie des boissons non alcoolisées, qui affirme qu’un prélèvement plus élevé fera augmenter les prix en supermarché de 5% et ne réduira l’apport calorique que de l’équivalent d’un demi-raisin par personne et par jour ».
Cette initiative n’est pas isolée ; Rachel Reeves a également prévu d’augmenter les taxes sur plusieurs autres secteurs, notamment ceux liés aux maisons chères, véhicules électriques, jeux d’argent et dividendes.
Un apport en lait contesté
Le Trésor britannique se défend face aux accusations selon lesquelles cette nouvelle taxe nuirait aux apports alimentaires essentiels chez les jeunes. Il souligne que « bien que les jeunes ne consomment toujours pas le niveau recommandé de calcium, les boissons à base de lait ne contribuent pas de manière significative aux apports ». En effet, ces boissons fournissent seulement jusqu’à 3,5% des apports en calcium pour les enfants âgés de 11 à 18 ans, contre 25% pour le lait nature et 38% pour certains produits céréaliers comme le pain blanc enrichi.
Ce nouveau projet alimente une controverse supplémentaire pour le gouvernement dirigé par Keir Starmer. Les indicateurs économiques sont préoccupants alors que Rachel Reeves subit une pression croissante tant du côté des conservateurs que du grand public concernant sa gestion financière.
La situation soulève questionnements quant à la capacité du gouvernement britannique à équilibrer ses objectifs fiscaux avec la protection des habitudes alimentaires saines chez les jeunes consommateurs.