Travaillez-vous pour un fonds zombie ? Dans ce cas, il vaudrait mieux prendre la fuite !

Les fonds de zombies : une réalité inquiétante dans le capital-investissement

  • Les fonds zombies ont augmenté de 50 % aux États-Unis et de 40 % internationalement.
  • Ils n'investissent plus depuis un an mais ont levé des capitaux récemment.
  • Il est conseillé aux employés de quitter rapidement ces fonds pour préserver leur carrière.
  • La transparence sur l'origine dans sa candidature est essentielle, surtout si on vient d’un fonds zombie.

Travaillez-vous pour un fonds zombie ? Dans ce cas, il vaudrait mieux prendre la fuite !

La montée des fonds de zombies, qui se caractérisent par un manque d’activité d’investissement et une incapacité à lever de nouveaux capitaux, est devenue préoccupante dans le domaine du capital-investissement. Cette situation peut avoir des répercussions notables sur les carrières des professionnels qui y évoluent. Des experts partagent leurs conseils concernant ces structures financières en déclin.

Une augmentation alarmante des fonds zombies

Les fonds de zombies sont définis comme ceux qui n’ont pas investi depuis plus d’un an tout en ayant levé des capitaux au cours des six dernières années. D’après la société de données PitchBook, leur nombre a connu une hausse de 50% aux États-Unis entre 2021 et juin 2025, atteignant ainsi 651 fonds. À l’échelle internationale, cette augmentation s’élève à 40%, totalisant 1203 fonds.

Cette dynamique résulte principalement d’une diminution significative des fusions-acquisitions (M&A) et des introductions en bourse, entraînant un ralentissement général dans les distributions de capital-investissement. Dans ce contexte difficile, il devient crucial pour les employés concernés de prendre conscience du risque lié à leur environnement professionnel.

Quand envisager un départ

Selon plusieurs recruteurs interrogés, il est judicieux pour les employés travaillant dans un fonds zombie d’entamer leur recherche d’emploi dès qu’ils détectent des signes avant-coureurs. Jessica Xu, responsable chez Selby Jennings, souligne : « S’ils travaillent dans une entreprise qui n’a pas l’intention de collecter des fonds dans un avenir prévisible, c’est généralement leur signe pour aller directement à l’exploration du marché ».

Le besoin urgent d’anticiper la dégradation se fait sentir particulièrement pour ceux dont le rôle est axé sur la collecte de fonds ou l’investissement. Bill Matthews précise que être associé à un tel fond peut compromettre vos antécédents : « Les gens doivent prendre la tête et se déplacer. s’il y a un fonds zombie, ce ne sera pas le cas ».

Conseils aux candidats issus de fonds zombies

Pour les candidats provenant de ces structures diminuées, la tentation est grande de dissimuler leur origine afin d’améliorer leurs chances lors d’une candidature. Toutefois, cela pourrait être une erreur fatale car « les entreprises d’embauche savent généralement lesquelles sont ces sociétés » avertit Matthews.

Les recruteurs insistent sur l’importance d’être transparent quant aux raisons qui motivent une recherche extérieure : « Travailler dans un fonds zombie est une raison compréhensible », indique Xu. En formulant correctement votre expérience chez ces établissements moins performants et en mettant en avant votre volonté d’apporter davantage en intégrant une structure dynamique vous permettra par ailleurs vonter vos atouts sans dénigrer votre employeur actuel.

« La plus grande crainte d’une entreprise (…) est d’embaucher sans le savoir le casting d’une autre entreprise », conclut Matthews, soulignant qu’un parcours marqué par ce type structure constitue bel et bien légitime racine pour quitter son emploi.

Évoluer au sein d’un fond zombie peut représenter un frein non seulement au développement personnel mais également professionnel ; il paraît donc primordial que les acteurs concernés prennent au sérieux cette évolution défavorable du secteur du capital investissement afin sécuriser leur avenir.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.