Le Festival de Cannes de cette année met en lumière une sélection de jeunes artistes du cinéma français, lors d’un déjeuner traditionnel organisé par Unifrance. Parmi eux se trouvent Adam Bessa, Sayyid El Alami et Megan Northam, qui partagent leurs expériences et leur vision d’une génération en pleine émergence.
Megan Northam : « J’adore ma génération »
Megan Northam exprime sa joie d’appartenir à la liste des « 10 to Watch », soulignant qu’elle ne s’y attendait pas : « Ça me fait évidemment plaisir, d’autant plus que je connais et j’admire le travail de mes compagnons ».

Elle parle également de son expérience avec Harris Dickinson dans le film « Urchin », le qualifiant de réalisateur sensible qui respecte sa timidité : « J’ai l’impression de me forcer à la camoufler depuis le début de ma carrière, mais Harris m’a laissé l’utiliser pour ce rôle ». En abordant les défis actuels du cinéma français, elle évoque un militantisme intelligent au sein de sa génération. Concernant ses projets futurs, elle mentionne qu’elle aura un rôle clé dans l’adaptation des « Misérables », jouant Cosette aux côtés d’acteurs tels que Vincent Lindon et Tahar Rahim.
Sayyid El Alami : « J’avais envie de foutre la merde comme dans les making of »
Sayyid El Alami a découvert sa passion pour le cinéma dès son jeune âge : « Vers 11 ou 12 ans, j’ai commencé à lâcher le football et à m’intéresser au cinéma ». Il considère cette passion précoce comme une chance qui lui a donné un objectif clair. En matière d’inspiration cinématographique, il cite Éric et Ramzy ainsi que Matthew McConaughey dont le discours aux Oscars l’a profondément touché.
El Alami se montre enthousiaste à propos d’un nouveau projet avec Artus : « Je pense qu’on va beaucoup rire. Ça va dans tous les sens et c’est très bien construit ».
Adam Bessa : « Certains personnages deviennent presque tes meilleurs amis »
Adam Bessa évoque son attrait pour les acteurs des années 70 à 90 tels que De Niro ou Meryl Streep : « À l’adolescence, on ne fait vraiment pas la différence entre réalité et fiction. Certains personnages deviennent presque tes meilleurs amis ».
Il souligne également comment la nouvelle génération est influencée par un paysage cinématographique international diversifié grâce aux plateformes digitales. Bessa confirme sa participation au prochain film d’Asghar Farhadi sans entrer dans les détails mais exprimant son honneur : « Je suis très honoré de travailler avec lui ». La montée en puissance de ces nouveaux visages du cinéma français témoigne d’une transformation créative importante où innovation et témoignage social semblent guider leur parcours artistique.
Ces jeunes talents apportent une perspective neuve sur des thèmes intemporels tout en prenant place sur la scène internationale.