Depuis début mars, huit corps ont été découverts dans les États du Massachusetts, du Connecticut et du Rhode Island. Cette série de décès alimente des craintes grandissantes d’un tueur en série dans la région. Les forces de l’ordre tentent de rassurer la population face à ces inquiétudes.
- Huit corps ont été découverts dans les États du Massachusetts, du Connecticut et du Rhode Island depuis début mars.
- La dernière victime a été trouvée sur une piste cyclable à Springfield le 22 avril.
- Les premières découvertes ont eu lieu au début de mars, avec un crâne humain non identifié à Plymouth.
- La police demande au public de ne pas tirer des conclusions hâtives et d'apaiser les angoisses des habitants.

Depuis le 6 mars 2025, une série macabre a frappé la Nouvelle-Angleterre, avec la découverte de huit victimes mortes, principalement des femmes. La dernière victime retrouvée est une femme décédée sur une piste cyclable à Springfield, le 22 avril dernier.
Les premières découvertes ont eu lieu au début de mars, avec un crâne humain non identifié trouvé dans les bois à Plymouth (Massachusetts), suivi par le corps de Paige Fannon, âgée de 35 ans, retrouvé à Norwalk (Connecticut). Le 19 mars, des restes humains issus d’une valise près d’un cimetière à Groton (Connecticut) ont été identifiés comme appartenant à une femme âgée entre 40 et 60 ans, dont l’identité reste inconnue. Dans ce même mois, Denise Leary, âgée de 59 ans et disparue depuis septembre dernier, a également été retrouvée décédée à New Haven (Connecticut).
Une autre victime présumée disparue depuis août dernier est Michele Romano, âgée de 56 ans, retrouvée le 26 mars à Foster (Rhode Island). D’autres restes humains ont été découverts respectivement à Killingly (Connecticut) le 9 avril puis à Framingham (Massachusetts) le lendemain.
Un groupe Facebook amplifie la psychose
La proximité géographique et le nombre élevé de décès suscitent des potins inquiétants parmi les habitants qui craignent un tueur en série. Au cœur des spéculations se trouve un groupe Facebook nommé « New England SK », qui compte plus de 20 000 membres. Ce forum permet aux internautes d’échanger sur ces tragiques découvertes et tente d’établir des liens entre elles.
Cependant, malgré cet engouement pour l’hypothèse criminelle collective, la police souligne que trois décès n’impliquent aucun acte criminel avéré. Le chef de police local, Louis Fusaro, a appelé au calme : « Je demande au public de ne pas tirer trop rapidement des conclusions hâtives » tout en garantissant qu’« il n’y a aucune menace connue pour le public ». De son côté, la police d’État du Connecticut veut apaiser les angoisses : « A ce stade, nous avons trouvé aucune preuve liant ces décès ».
Cet incident rappelle combien peut être volatile l’imagination populaire face aux tragédies humaines et met en lumière les défis auxquels font face les forces fiscales lors d’une telle épidémie alarmante dans leur recherche des faits réels derrière chaque scandale annoncé.