Les préadolescents et l’usage des smartphones : une étude met en lumière des risques pour la santé mentale et physique
Une étude récente menée par l’American Academy of Pediatrics indique que les préadolescents possédant un smartphone courent un risque accru de dépression, d’obésité et de manque de sommeil. Les résultats, qui seront publiés dans le numéro de janvier de la revue Pediatricssoulignent les enjeux liés à l’utilisation précoce des technologies par les jeunes.

L’étude s’est penchée sur plus de 10 000 jeunes adolescents, comparant ceux ayant reçu leur premier smartphone avant l’âge de 12 ans à ceux ayant obtenu leur téléphone plus tard, durant leur adolescence. Parmi ceux qui ont eu accès au smartphone dès leur jeune âge, il a été observé que :
- 31% étaient plus susceptibles de souffrir de dépression.
- Ils présentaient également un risque accru d’obésité avec une probabilité supérieure de 40%.
- Enfin, ils avaient un taux d’insomnie supérieur avec 62% plus de chances de dormir insuffisamment.
Les chercheurs ont déclaré : « Compte tenu de nos résultats, il est évident qu’un cadre concret est nécessaire pour conseiller sur la possession d’un smartphone chez les enfants et les jeunes adolescents afin de soutenir un développement plus sain des jeunes ».
Cette annonce intervient alors que la commission de l’énergie et du commerce à la Chambre des représentants soumet actuellement 19 projets visant à protéger les enfants en ligne. Parmi ces initiatives se trouve le Kids Online Safety Act (KOSA), passé au Sénat l’année précédente mais n’ayant pas réussi à obtenir le soutien nécessaire lors du vote à la Chambre.
L’étude souligne également que lorsque les préadolescents utilisant des smartphones bénéficient d’une surveillance parentale adéquate ainsi que limites quant aux heures consacrées en ligne, leurs résultats sont mieux maîtrisés. Bien que l’utilisation prématurée des smartphones entraîne davantage d’effectifs négatifs, elle met également en avant « des informations critiques et opportunes » devant guider parents et décideurs dans leur stratégie concernant ces dispositifs.
« Cela est particulièrement vrai car il peut y avoir diverses conséquences négatives et défis pour certains jeunes qui ne possèdent pas de smartphone », ajoutent encore les experts. Ce point souligne ainsi la nécessité non seulement d’une régulation autour du temps passé sur ces appareils mais aussi d’un véritable accompagnement destiné aux familles admirablement confrontées à ce passage vers cette nouvelle réalité technologique.