Suspension du vaccin Ixchiq : des décès signalés parmi les utilisateurs
La FDA et le CDC américains ont conseillé aux patients de 60 ans et plus d’interrompre l’utilisation du vaccin Ixchiq, récemment approuvé pour la prévention de la maladie causée par le virus du chikungunya. Cette décision survient après des rapports faisant état d’événements indésirables graves, dont deux décès.

Le contexte de l’approbation
En novembre 2023, la FDA a donné son feu vert à Ixchiq pour protéger les adultes à partir de 18 ans contre le chikungunya, une infection virale transmise par les moustiques. Ce virus peut engendrer une forte fièvre, des éruptions cutanées et des douleurs articulaires persistantes.
Des événements indésirables préoccupants
Le 12 mai 2024, dans un communiqué, les autorités sanitaires américaines ont lancé un avertissement concernant ce vaccin après avoir identifié 17 événements indésirables graves chez des personnes âgées de plus de 62 ans qui avaient reçu Ixchiq. Parmi ces cas, deux ont été fatals.
Les données rapportées provenaient principalement des États-Unis où six cas étaient enregistrés. Toutefois, il n’a pas été précisé si l’un des décès avait eu lieu sur le sol américain. Les responsables notent que « ces événements peuvent ne pas être liés de manière causale à la vaccination ».
Surveillance continue et enquêtes
La FDA a annoncé qu’elle procéderait à une réévaluation des risques associés au vaccin chez les personnes âgées dès que plus de données seront disponibles. À ce jour, environ 80 000 doses d’Ixchiq ont été administrées dans le monde alors que depuis début 2024, environ 80 000 cas et 46 décès liés au chikungunya ont été rapportés dans divers pays.
Les Centers for Disease Control and Prevention rappellent également que bien que certaines complications puissent apparaître avec cette infection virale, elle ne mène généralement pas à des décès mortels souvent.
Réponses aux critiques sur les vaccins
Cette suspension intervient alors même qu’une controverse entourant l’utilisation généralisée des vaccins se développe sous l’égide du secrétaire américain à la santé et aux services sociaux Robert F. Kennedy Jr., connu pour ses critiques envers plusieurs vaccins sur le marché.
Malgré ces inquiétudes, aucun cas n’a encore été inscrit en Europe concernant cette maladie émergente détectée initialement dans les Amériques vers fin 2013 mais qui s’est rapidement répandue en Afrique et en Asie.