Vendre en mai et partir ? La volatilité historique remet en question les indicateurs saisonniers

Les incertitudes liées à la guerre commerciale, aux risques fiscaux et au plafond de la dette rendent les normes saisonnières plus difficiles à anticiper.

Vendre en mai et partir ? La volatilité historique remet en question les indicateurs saisonniers

  • Vendre en mai est remis en question en 2023.
  • Les incertitudes politiques et économiques rendent les normes saisonnières plus difficiles à anticiper.
  • Le marché a connu des événements inédits comme une pandémie et une inflation record.
  • La période entre mai et octobre pourrait ne pas suivre les tendances saisonnières habituelles.

Les investisseurs doivent se rappeler que l’année passée a été marquée par des événements inédits tels qu’une pandémie mondiale, une inflation record et une intensification des tensions commerciales. Ross Mayfield, stratège d’investissement chez Baird Wealth, souligne : « Je ne pense pas que les normes saisonnières seront aussi utiles dans un environnement politique aussi incertain ». Les facteurs politiques semblent avoir un impact plus important sur le marché que les tendances habituelles.

Le début de 2025 s’annonce déjà difficile. Le traditionnel « Rallye du Père Noël » n’a pas eu lieu en décembre dernier, et avril a vu le S&P 500 chuter de 1,1% à cause d’escalades tarifaires croissantes qui ont suscité l’inquiétude parmi les investisseurs.

Historiquement, la période entre mai et octobre présente un gain moyen d’environ 1,8% depuis 1950, mais cette année pourrait être différente. Paul Hickey, co-fondateur du groupe d’investissement sur mesure, a évoqué la situation actuelle : « Dans un environnement bénin, vous vous attendez à voir vos tendances saisonnières positives ».

Avêtes d’avril, May Flowers ?

Malgré ces préoccupations pour le printemps prochain, certains catalyseurs positifs pourraient émerger pendant cette période trouble. Adam Turnquist décrit l’incertitude actuelle comme ayant le potentiel de « faire pleuvoir ou de faire briller le soleil ». Bien que des discussions autour des accords commerciaux soient encouragées par l’administration Trump pour renforcer l’économie cette année encore.

Néanmoins, certains experts prévoient également une récession imminente qui pourrait peser sur les décisions des investisseurs. Michael Brown de Pepperstone conseille d’écouter cet adage cet été alors même qu’il met en garde contre un faux sentiment de sécurité stimulé par quelques gains récents.

Mayfield rappelle également que ces dernières années présentent une tendance opposée : les actions auraient mieux performé entre mai et octobre avec un retour moyen de 4,6% durant la dernière décennie. Une grande part du marché est déterminée par l’indicateur Zweig qui peut favoriser un rallye sauvage malgré sa stagnation historique durant cette période.

Une chose est donc sûre : alors que « vendre en mai » a été longtemps considéré comme une sage décision financière liée à la routine saisonnière du marché actionnaire américain, elle devra être revisité ou non face à ces nouvelles réalités économiques instables.

Les mois qui viennent détermineront si cet axiome boursier devra être revisité ou non face à ces nouvelles réalités économiques instables.

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