J'ai choisi de vivre à l'étranger et de voyager plutôt que de fonder une famille, et à 50 ans, je m'interroge

Halona Black, une vie en solo après un appel de son père sur la mortalité

Halona Black, ayant vécu à l’étranger depuis 2018 et voyagé dans dix pays, prend conscience de la solitude qui accompagne son choix de vie sans enfants. À 40 ans, elle décide de construire des racines plus profondes, motivée par une récente conversation avec son père de 70 ans sur ses souhaits pour la fin de vie.

Une existence nomade en quête d’identité

Depuis 2018, Halona Black voyage seule autour du monde avec un simple sac à dos. Initialement partie pour trois mois en Thaïlande pour se réinitialiser, cette expérience a ouvert la voie à un mode de vie alternatif. Avant cela, elle avait rejoint le Peace Corps au Togo où elle s’était imaginé fonder une famille.

J’ai choisi de vivre à l’étranger et de voyager plutôt que de fonder une famille, et à 50 ans, je m’interroge

Après avoir traversé deux relations majeures et leur échec, Halona choisit le célibat et l’absence d’enfants comme mode de vie. « J’ai décidé que je me choisis », affirme-t-elle alors qu’elle profite d’un quotidien fait d’explorations au bord des plages mexicaines.

La confrontation au vide émotionnel

Récemment, lors d’une conversation dominicale anodine avec son père sur ses plans funéraires, Halona est confrontée à une réalité accablante : qui sera là pour elle lorsque celui-ci ne sera plus ? La peur du vide émotionnel l’amène à réfléchir profondément sur sa situation actuelle. Elle réalise que les amitiés nouées durant ses voyages ne remplacent pas les liens familiaux.

« L’idée de perdre mon père a déclenché quelque chose de plus profond », confie-t-elle. Cette prise de conscience n’est pas liée aux regrets mais plutôt au besoin croissant d’établir des relations solides et authentiques.

Un avenir ancré dans la communauté

Suite à ces réflexions intenses, Halona envisage désormais un nouveau projet ambitieux. Elle souhaite déménager à San Miguel de Allende, une ville reconnue pour son esprit artistique et communautaire. Son rêve ? Acheter une maison coloniale espagnole où elle pourra cultiver ses propres herbes médicinales et créer des moments conviviaux autour d’un four à pizza.

Elle énonce clairement son désir grandissant : « Il s’agira d’appartenir ».

Ce tournant marque un changement résolu vers une vie intentionnelle, prônant non seulement la liberté mais également le besoin urgent d’ancrage dans sa nouvelle réalité.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.