Un physicien de Harvard met en lumière les anomalies de l’objet spatial 3I/ATLAS
- Un scientifique de Harvard souligne que 3I/ATLAS présente des anomalies improbables par hasard.
- Les caractéristiques incluent une trajectoire étrange, un jet atypique et une composition chimique inhabituelle.
- La probabilité que ces observations soient naturelles est inférieure à 0,005 % selon le physicien.
- La NASA estime toutefois que l'objet ne menace pas la Terre malgré ces singularités.
Le physicien Avi Loeb, de l’Université de Harvard, a alerté sur les caractéristiques inhabituelles de 3I/ATLAS, un objet interstellaire repéré pour la première fois en juillet par un télescope financé par la NASA. Malgré une rencontre prévue avec la Terre le 19 décembre à 270 millions de kilomètres, des inquiétudes subsistent quant à sa comportement.
Les anomalies relevées
Avi Loeb a identifié dix particularités qui distinguent 3I/ATLAS des autres objets spatiaux :
Trajectoire
La trajectoire rétrograde de 3I/ATLAS est atypique. Elle reste proche du plan écliptique où gravitent les planètes, mais selon Loeb, il n’y a qu’environ 0,2 % de chances que cela soit dû au hasard.
Jet
Entre juillet et août, l’objet a montré un jet ou traînée pointant vers le Soleil contrairement aux comètes traditionnelles qui présentent une queue orientée loin du Soleil.
Taille et vitesse
Le noyau solide est estimé être environ un million de fois plus lourd que ‘Oumuamua, mais évolue plus rapidement. Selon Loeb, il y a moins de 0,1 % de chances que cette combinaison se produise naturellement.
Itinéraire dans le système solaire
Sa trajectoire l’a rapproché des planètes intérieures comme Venus et Mars. Cette proximité s’est faite pendant qu’il était caché derrière le Soleil pour la Terre ; Loeb estime cette coïncidence à 0,005 %.
Composition gazeuse
L’analyse chimique révèle une prépondérance du nickel sur le fer dans les gaz émis par l’objet – un rapport rare dans les matériaux naturels – qui évoque également celui d’alliages industriels.
Eau
Seul environ 4 % des gaz dégagés sont constitués d’eau. Au lieu d’une composition majoritairement glaciale typique pour une comète, 3I/ATLAS semble libérer principalement du dioxyde de carbone et d’autres gaz.
Polarisation lumineuse
La lumière émise par 3I/ATLAS présente une polarisation dite « extrêmement négative », jamais observée auparavant chez une comète connue avec moins d’un pour cent de chance selon Loeb.
Direction d’arrivée
L’origine céleste d’où provient 3I/ATLAS se situe près du point où est apparu le « Wow! Signal », un signal radio mystérieux étudié depuis longtemps ; cette coïncidence ne serait due au hasard qu’à 0,6 % des cas.
Couleur
À son approche maximale du Soleil, couplée à un changement inattendu assurant qu’il est devenu plus lumineux et visiblement bleu plutôt que jaunâtre ou rougeâtre comme c’est habituellement le cas ;
Accélération non gravitationnelle
Loeb note aussi que pour expliquer certaines oscillations observées concernant cet objet nécessiteraient « une évaporation massive » équivalente à un sixième sa masse sans preuve observable actuelle.
Réponse officielle
Face aux inquiétudes soulevées par ces éléments étranges prenant en compte ses distances considérables avec notre planète lors des prochaines rencontres prévues entre décembre prochain et années ultérieures continue La NASA affirme cependant qu’« la comète 3I/ATLAS ne représente aucune menace pour la Terre ».
Avec ces nouvelles découvertes mises en avant heureusement encore éloignées milieux terrestres courant alors seront précisément examinés tout au long des mois suivants afin déceler nouvelles observations célestes importantes.